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Street art à Bordeaux, des friches ou du fric ?

actualisé le 22/06/2016 à 00h24

L'exposition Transfert 6 aura lieu dans le bâtiment où était installé Virgin, place Gambetta à Bordeaux (© Nathalie Kaïd)

L’exposition Transfert 6 aura lieu dans le bâtiment où était installé Virgin, place Gambetta à Bordeaux (© Nathalie Kaïd)

Bordeaux vient de lancer sa première saison Street art. Forte d’une subvention attribuée par le ministère de la culture après un appel à projets, la Ville entend ainsi promouvoir l’art dans l’espace public. Si de nombreux artistes locaux se réjouissent de l’officialisation de leur pratique, d’autres regrettent la disparition d’une contre-culture.

Depuis quelques mois, il ne se passe pas une semaine sur la métropole bordelaise sans que l’on entende parler de Sreet art. Des lieux investis avant leurs transformations (Transfert, Back to school…), des performances publiques (Le Mur, Darwin…), des expositions (Cox gallery, Fondation Bernard-Magrez…), et des initiatives officielles (réunions à la mairie de Bordeaux, page dédiée sur le site de la ville…).

Pour couronner le tout, la ville de Bordeaux vient de décréter le lancement d’une saison Street art. Elle a démarré le 23 mai avec une première intervention du collectif Monkey Bird à la patinoire de Mériadeck et se poursuit avec les collages monumentaux de Julien de Casabianca depuis le 17 juin sur la façade de l’ancien commissariat de Castéja, Transfert démarre à partir de 25 juin dans les 5000 m2 de l’ex-Virgin, le Shake Well Festival les 1, 2, 3 juillet aux Bassins à flot, et bien d’autres projets… jusqu’à sa clôture à Pessac pour les Vibrations urbaines du 21 au 30 octobre.

C’est donc officiel, le Street art est bel et bien reconnu à Bordeaux, ville ultra rénovée, en vogue sur la scène nationale et internationale, et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2007.

Mais au fait, c’est quoi au juste le Street art ?

Comme son nom l’indique

Street Art, Graffiti ou tag ?

L’artiste américain, John Fekner, définit le Street art très simplement : « Tout art dans la rue qui n’est pas du graffiti. » Il s’en réfère à la diversité des techniques utilisées alors que le graffiti est principalement réalisé à la peinture aérosol. Comme lui, et malgré les différentes définitions, on s’accorde à qualifier le Street art comme un courant post-graffiti.

Selon Alain-Dominique Gallizia, architecte propriétaire d’une collection unique dont une partie est exposée actuellement à la fondation Bernard-Magrez, le Graffiti est issu du tag :

« Le tag est un trait qui forme la lettre, souvent exécuté au feutre. Il est né dans un mouvement social identitaire initié par les portoricains dans le métro américain. Avec l’arrivée d’un nouveau médium, la bombe aérosol, la lettre se perfectionne : le trait entoure la lettre et les couleurs vives font leur apparition. Le graffiti est né. Cet art a toujours voulu rentrer dans les galeries, en témoigne la création dès 1973 de la UGA (Union of Graffiti Artists) ».

A Bordeaux, et même en France, l’artiste bordelais Scan-r ramène le courant à son contexte :

« Le Graffiti est une culture importée. C’est une culture communautaire qu’on n’a pas. On ne peut pas expliquer le graffiti en France comme aux États-Unis. »

Grosso modo, le Street art regroupe toutes les formes d’art réalisé dans la rue et dans des endroits publics. Et pour faire simple, au niveau local, on va inclure le graffiti, bien que les graffeurs puristes s’en défendent bec et ongles (voir encadré). Si on cherche plus loin (dans le temps), le terme faisait surtout référence à l’art non-autorisé, non-conforme aux initiatives soutenues ou sponsorisées. Une sorte de contre-culture à celle qui se pavanait dans les galeries et les musées.

A Bordeaux, il faut remonter aux années 1980 pour trouver les premières actions. Le collectif Les Inflamables (oui, avec un seul « m ») avait « piraté » les affiches de l’exposition Keith Haring et, deux ans plus tard, il a marqué le coup en intervenant sur les murs de l’entrée du Capc en 1987, à l’époque où elle était rue Foy. Dans un texte jamais publié, l’aventure est relatée :

« 2 heures du mat, le quartier est désert. Nous sommes au pied du Musée d’art contemporain. Un pot de cinq kilos en bout de main, un pinceau dans l’autre. Jean E. attaque le premier par de larges traits noirs. Nous le suivons coloriant et déformant fluo. Au bout de la rue, un diesel s’arrête… La caisse repart… Ouf ! 70 mètres de murs en 20 minutes sans se faire choper. »

Eric Kilat, membre fondateur du collectif, se remémore cette époque :

« Je préparais mes affiches pour les coller au cul des bus, et je bombais les crottes des chiens en fluo. Ça ne s’appelait pas du Street art, d’ailleurs on ne l’appelait pas. »

Les restes de l'intervention des Inflamables sur le mur du Capc (WS/Rue89 Bordeaux)

Les restes de l’intervention des Inflamables sur le mur du Capc (WS/Rue89 Bordeaux)

Le temps des amendes

Le dernier Inflamable, qui ne fait plus rien dans la rue selon ses dires, concède que « les choses ont changé » :

« Aujourd’hui tu te fais choper, tu as une amende, à l’époque on te faisait la morale est puis voilà. »

Avec la politique de l’amende et le tournant de 2007 – l’année de l’inscription de Bordeaux dans le patrimoine de l’Unesco –, les « brigades » de nettoyage ont de moins en moins à faire : de 78000 m2 nettoyés en 2013, on est passé à 65000 m2 en 2015. Les dispositions payent. Marc Jokiel, directeur de la proximité territoriale à la mairie de Bordeaux, en charge de la maintenance et de la propreté de l’espace public explique :

« Il y a ceux qui demandent s’il y a des murs disponibles et contribuent même à la mise en valeur de certains lieux en friche, et les autres, les barbouilleurs, des chiens enragés qui font leur territoire en marquant les murs et les portes. Il est difficile en tout cas d’expliquer cette baisse ou de la mettre sur le compte des échanges qu’essayent de mettre en place la mairie avec ce mouvement. »

Nous y voilà donc, la mairie œuvre visiblement pour apprivoiser le Street art bordelais. Sur ce point, Fabien Robert, adjoint au maire en charge de la culture et du patrimoine, mise sur les nuances :

« On ne veut pas institutionnaliser le Street art mais on veut l’aider à trouver une place dans le patrimoine architecturale de la ville. C’est un champ qui se professionnalise. La ville a décidé d’en faire une priorité et d’aider à sa structuration. »

Les bonnes volontés

Et ce n’est pas peu dire. Outre les 30000€ décroché à l’appel d’offre du ministère de la Culture pour la saison municipale – « un montant parmi les plus importants » – et la réunion de 25 projets sur pratiquement tous les quartiers de la ville, la mairie avait organisé plusieurs réunions avec les acteurs et les artistes du mouvement. Trois en tout.

« A la première, alors qu’on attendait une vingtaine de personnes, nous étions le double, détaille Fabien Robert. Celle-ci a permis la création d’un portail sur le site internet de la ville. Nous avons eu des inscriptions mais aussi des informations sur des adresses de murs où les artistes voudraient intervenir. Nous les avons aidés à identifier les propriétaires et à les approcher pour des autorisations. Il y a eu des réactions contre la structuration du mouvement mais il y a eu beaucoup de témoignages de volonté de faire des choses. »

Pierre Lecaroz fait partie de ces derniers. Le créateur de l’association Pôle Magnetic en 2013 est un fervent défenseur des street-artistes. Ce chauffeur routier de 44 ans a gagné le respect du milieu avec son obstination à publier sur une page facebook les images des réalisations les plus secrètes.

Sa grande fierté : la version bordelaise du MUR (Modulable Urbain Reactif), concept directement importé du IIe arrondissement de Paris jusqu’à la place Paul-et-Jean-Paul-Avisseau à Bordeaux. Quand on l’interroge sur cette démarche, son discours est rôdé :

« Notre mission est d’insuffler des projets novateurs mettant à l’honneur des initiatives artistiques dans l’espace public. »

Mais derrière cette phrase toute faite se cache un passionné au dévouement total qui tient à payer tous les artistes, du plus confirmé nationalement, Jef Aérosol, au très jeune bordelais, Nasti. Son Mur ne veut pas « cloisonner les artistes. Ceux qui interviennent dessus peuvent tout aussi bien retourner Bordeaux avec des interventions sauvages en une nuit ».

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A la recherche de murs sauvages

Entre murs autorisés et murs sauvages, beaucoup de Bordelais font la navette : Rouge, Zarb Fullcolor, Monsieur Poulet, A-MO… ils sont bien nombreux pour les citer tous. Le dernier, lauréat du concours national de Street art des Vibrations Urbaines 2015, ne rate pas une occasion pour lâcher ses bêtes poétiques dans la nature. Monsieur Poulet, qui expose aussi en galerie, cherche les bâtisses abandonnées comme d’autres cherchent des cèpes :

« Je fais les forêts, les campagnes… j’aime bien trouver mes plans, ça fait partie du jeu. Il y en a qui font un dessin en bas de chez eux à Bordeaux, le publie sur facebook et se déclare street-artiste, alors que toi ça fait des années que tu cherches tes murs et que tu bosses. »

A quelques kilomètres de Bordeaux, Monsieur Poulet nous conduit dans ce qu’il appelle son « poulailler ». Au bout du chemin, un groupe de jeunes explore le vieil hôtel en ruine. « Il y a des peintures d’enfer ! » dit l’un d’eux. Monsieur Poulet ne bronche pas. Dans pratiquement chaque pièce, son gallinacé jaune aux formes arrondies pointe son bec, quand ce n’est pas A-MO qui habille les murs de ses bestiaires.

« Le problème est que si tu ne fais rien à Bordeaux, tu ne fais pas partie de la scène, déclare A-MO. Ceux qui cherchent la visibilité, vont à Darwin par exemple. Les gens font des photos, les publient sur internet et voilà… » « À Darwin, reprend Monsieur Poulet, tu te poses pour faire un truc, tu es comme au zoo. Les gens s’arrêtent pour te prendre en photo. » « Et encore, si tu trouves une place », répond A-MO.

Le toyage, une insulte !

Bien avant l’arrivée du célèbre écosystème, la caserne Niel était le terrain de jeu de nombreux artistes et graffeurs. Avec le projet Darwin, la pratique continue et Philippe Barre s’en est fait le gardien :

« Ce que je ne veux pas, c’est faire de l’accrochage et exposer des toiles. Je veux que le Street art vive et disparaisse. Il ne faut pas protéger les œuvres et empêcher les autres d’intervenir dessus. Je sais que les graffeurs n’aiment pas ça, mais c’est le terreau de la liberté. […] Dans le Street art, il y a l’art en ville mais aussi la subversion de l’acte. Les deux se rejoignent parfois. Il faut une régulation entre les deux… »

Zarb est un habitué des lieux. Avant d’y élire résidence, il avait plusieurs fois franchi les barrières et couvert les murs de ses bombes. Se faire « repasser », il n’aime pas vraiment :

« Je me sens carrément violé, lâche-t-il. A la base, cet art est une manière d’exister, de prendre possession d’un système, d’une ville, d’imposer ton identité. J’ai commencé à l’âge de 12 ans, comme une crise d’adolescence. Quand j’étais “toyé” (dégrader un graff ou une fresque avec des inscriptions, NDLR), je prenais ça comme une insulte. »

« Les murs n’appartiennent à personne », répond Scan-r, mais il considère que toyer reste un manque de respect, « c’est une question d’intention ». Pour lui, « graffer, c’est parler ». Un toyage serait une façon de couper la parole ?

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Sauvage ou pas, il faut un cadre

« Il ne faut pas intellectualiser ce courant, prévient Scan-r. C’est là qu’on embourgeoise les choses. Il y a des graffeurs qui sont artistes, il y en a qui le sont pas, et il y en a, c’est les deux. Mais, il faut quand même un cadre. »

L’un des doyens des années 1990 à Bordeaux reconnaît à 44 ans qu’il s’est assagi. Même si les initiatives officielles deviennent de plus en plus nombreuses, il salue les nouvelles propositions sans pour autant voir disparaître les interventions illégales :

« Ce sera difficile de tout contrôler. On ne commence pas dans une galerie, on commence dans des friches et sur les murs. Mais celui qui expose n’est pas forcément quelqu’un qui perd son âme. »

C’est donc soit une friche, soit une galerie ? Pas vraiment. Une nouvelle tendance a vu le jour depuis quelques années : l’intervention dans des lieux avant leur transformation. C’est le cas de Back to school à Talence, sur le site de l’ancienne école Georges-Lasserre avant la construction de la résidence Pür par Aq’prim :

« Nous avons voulu une transition sur le site qui a déjà accueilli des enfants depuis des décennies, explique Laurent Mathiolon, président d’Aq’prim. On s’est demandé comment faire pour faire venir spontanément les anciens élèves de cette école pour une dernière fois, afin qu’il capte une dernière image. Le Street art nous a paru un moyen pour attirer un public très large et qu’il soit aussi un lieu de vie. »

« On est en accord avec nos idées »

Un lieu de vie, mais aussi un lieu où le projet de la résidence Pür est exposé sur un panneau à l’entrée. Une opération de communication en somme, dans laquelle l’artiste ManuFaktur, le pilote de Back to School, vante « la satisfaction personnelle de faire quelque chose » :

« Ce sont des initiatives qui créent une visibilité, une occasion de sortir de l’ombre. On est malgré tout en accord avec nos idées. Lesquelles ? Celles de faire ce qu’on sait faire et de le proposer à la société, de montrer qu’on est là, dans une situation précaire certes mais malgré tout à une place généreuse. On offre notre travail. L’argent dont on dispose est uniquement utilisé pour l’achat des peintures. »

Même son de cloche à Transfert. Le collectif se défend de se séparer de son « âme de graffeur » et, question finances, tous les artistes ont 400€ chacun pour mener à bien leurs projets.

« C’est la base de Transfert : un transfert de vision et un transfert de médium. Ici, on propose des choses qu’on ne pouvait proposer ailleurs, avec une absolue liberté de travail. C’est un échange équilibré et sain. Transfert permet aux artistes d’avoir une effervescence, avec des échanges entre les artistes locaux et ceux qui sont en résidence sur place, pendant 3 mois. Il n’y a aucune autre exposition qui permet ça. »

Sur une tout autre commande, Rémi, membre du collectif bordelais Alchimist mandaté par la Ville de Bordeaux pour réaliser une fresque de 100 m2 sur la façade de la salle des Fêtes du Grand Parc, reconnaît ne pas avoir « les mêmes libertés » que dans ses propres travaux :

« Il a fallu présenter des maquettes qui ont été revues et corrigées. Nous sommes évidement plus libres quand on fait des œuvres sauvages. Mais on travaille avec autant de rigueur. Pour nous, ces commandes sont quand même une bonne chose, l’argent récolté nous permet de financer nos propres projets, comme celui du festival Shake Well. »

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Un art dans les murs

« Plus on parle de Street art, plus on le valorise, et plus on le dénature aussi, fait remarquer María Inés Rodríguez. Ce sera bientôt difficile d’en parler parce qu’il va être de moins en moins dans la rue ! »

La directrice du Capc rappelle cependant le lien historique du musée avec ce mouvement, à travers notamment l’exposition consacrée à Keith Haring en 1985. L’artiste américain avait investi tous les espaces et a peint directement sur les murs de la galerie. Il a également signé une œuvre que l’on découvre à travers une vitre dans l’ascenseur : la silhouette d’un homme qui s’étire le long du parcours sur les deux étages.

Mais la nouvelle dynamique bordelaise a fait naître un intérêt particulier dans de nouvelles structures : la fondation Bernard-Magrez, la galerie Cox qui s’en est fait une spécialité, et d’autres galeries qui l’exposent occasionnellement. Avec elles, le Street art franchit un nouveau palier, celui des murs d’exposition et, par là même, du marché de l’art et de la spéculation, alors qu’au niveau international, les ventes des œuvres battent des records.

A Bordeaux, cette dynamique n’a pas échappé à Laurent Tritschler et Aurore Planchot de la Cox gallery :

« La cote des artistes monte de plus en plus et il y a de plus en plus de ventes dans les maisons de vente aux enchères tel que Artcurial. Il y a une réelle montée du Street art en ce moment. »

De son côté, la fondation Bernard-Magrez mise, entre autres, sur les jeunes. Le propriétaire de grands vignobles internationaux raconte sur le site de la fondation :

« J’ai rencontré Charles Foussard sur une plage, alors qu’il était en train de peindre. Frappé par son talent, je lui ai proposé d’intégrer l’Institut Culturel Bernard Magrez, en résidence. »

Une aubaine pour l’artiste ! Charles Foussard dit avoir « toujours fait du terrain vague et de l’atelier » : « Si jamais je fais plus de l’un ou de l’autre, il y en a toujours un qui va me manquer ».

Et les vandales dans tout ça ?

Victor (un pseudo) ne veut dévoiler ni son prénom ni son blaze (nom d’artiste) parce qu’il veut « l’anonymat jusqu’au bout » :

« Je m’en fous, je ne fais pas ça pour devenir connu. C’est plus intéressant de repeindre la ville sans se faire connaître. Ma seule démarche est de m’amuser, c’est tout ! »

Il nous a donné rendez-vous à un endroit précis dans le quartier Saint-Michel. Une fois sur place, il faut lever la tête pour voir son graffiti sauvage en hauteur sur le mur d’un immeuble : sa signature d’un mètre sur deux avec des lettres qui se chevauchent, argentées et entourées d’un trait noir. « Là, tu es sûr qu’ils ne vont jamais le nettoyer », se réjouit ce jeune homme de 27 ans qui dit taguer depuis l’âge de 15 ans :

« Ma démarche est ultra classique, elle correspond à l’état d’esprit des années 1990 où tu veux investir la ville à ta manière, pour ton plaisir, pour ton égo, pour rejeter le système. Si c’est contestataire ? Oui ! parce qu’est c’est illégal. »

Comme Victor, beaucoup d’autres se mesurent à l’épaisseur de leur dossier de plaintes à la police. Des vandales conscients de leur actions et qui le revendiquent. Parmi eux, Haek s’illustre par un « dossier gros comme ça » selon la bande. Le contacter n’a pas été facile, évidemment. C’est lui qui finit par prendre contact avec un appel « aucun identifiant » et donne rendez-vous sur un banc public.

« Il y a des mecs qui te font croire qu’ils font du sauvage, ils peignent un rideau métallique et signent avec leur numéro de téléphone ! Et tu en as d’autres qui n’ont jamais rien fait dans la rue. Depuis que la mairie a lancé la mode du Street art, tout le monde cherche à s’y inscrire. »

Vandale ou pas vandale, il est question d’égo et de reconnaissance. Chacun à sa façon certes. Mais que les amateurs de subversions se rassurent. Pour Eric Kilat, « l’officialisation de cette culture va forcément entrainer une génération d’artistes contestataires ». Pour Scan-r, c’est une question d’équilibre : « Quand il y a un art officiel, il y a toujours son contraire. » La nature a, semble-t-il, horreur du vide.

Quelques liens Street art à Bordeaux

L'AUTEUR
Walid Salem
Walid Salem
Co-fondateur de Rue89 Bordeaux et directeur de la publication
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