Brèves 

Ford respectera son accord à Blanquefort jusqu’en mai 2018, mais après ?

Ils n’étaient pas aussi nombreux qu’ils l’espéraient, mais les salariés de Ford Blanquefort sont revenus satisfaits de leur passage à Paris. « On a fait mieux que prévu » souriait même Gilles Lambersend, secrétaire CGT du CE à son retour.

Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue recevait ce mercredi Steven Armstrong le responsable des opérations de Ford Europe et pour se faire entendre au moment de la réunion, la CGT avait coché la date. Une quarantaine de personnes s’est mobilisée pour se rassembler devant Bercy et, surprise, une délégation de trois d’entre-eux a été reçue.

Décrocher la Lune

Christophe Sirugue a ainsi pu transmettre les inquiétudes des salariés sur les productions actuelles sans doute vouées à disparaître au cours des prochains mois et sur les productions à venir qui resteraient bien insuffisantes.

Dans son communiqué de presse, le ministère fait état d’une première nouvelle :

« Steven Armstrong a assuré que Ford respecterait le contrat-cadre qui lie jusqu’en mai 2018 le groupe Ford à l’Etat et aux collectivités territoriales, et qui contient des engagements sur le maintien de l’emploi. »

S’il n’a pas allé décroché la Lune, l’affirmation publique de la direction est plutôt positive pour les élus locaux et les salariés, qui redoutaient une fermeture bien plus rapide. En revanche, la suite laisse toujours à désirer pour les syndicats.

Le site de Ford à Blanquefort (XR/Rue89 Bordeaux)

La direction ne passe pas la seconde à propos d’une nouvelle boite de vitesse : des études suivent leur cours pour continuer à produire l’actuelle 6F35 avec le rajout de la 6F15 sur les mêmes lignes de production.

Aussi, le secrétaire d’Etat, inspiré par le président de région Nouvelle Aquitaine Alain Rousset propose de plancher sur une diversification et notamment la mobilité électrique. Seulement selon les syndicats, elle ne pourrait pas commencer avant 2024. Avant cela, il faut trouver de nouvelles productions. Les productions des boites 8 et 9 vitesses seraient la bienvenue.

Ils devraient rencontrer le préfet le 1er mars et attendent désormais la tenue du prochain comité de suivi le 9 mars avec probablement la promesse d’une journée de grève à venir dans l’usine pour permettre une plus large mobilisation. Cette fois-ci, il faudra peut-être que les salariés débauchent pour que ça déboîte.

L'AUTEUR
Xavier Ridon
Xavier Ridon
Rémois, devenu journaliste à Tours, installé à Bordeaux. Bref, file vers le Sud avec un micro et un stylo.
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