Brèves 

Philippe Poutou parmi les 11 candidats officiels à l’élection présidentielle

Depuis le siège du Nouveau parti anticapitaliste à Montreuil, Philippe Poutou a le sourire ce vendredi. La course contre la montre a permis d’obtenir les 500 parrainages et de le propulser officiellement candidat à la présidentielle selon son parti, le NPA.

« On a obtenu 523 parrainages. C’est un travail de dingue depuis des mois. C’est une sacrée satisfaction d’avoir fait ça » lance-t’il à la presse.

Il félicite notamment l’implication des maires de petites communes, dont celui récent aussi de Jean Lassalle, et dénonce encore les nouvelles modifications dans la loi. Sur le site du NPA, où la candidature est confirmée, une déclaration tacle les candidats « institutionnels » :

« Cette campagne a mobilisé des centaines de militants pendant 10 mois. Environ 10 000 maires ont été vus, des centaines de milliers de kilomètres ont été parcourus, des milliers d’euros ont été dépensés en frais d’envois. Les candidats institutionnels ont beau être plongés dans des affaires de détournement de fonds, ils n’ont pas cet obstacle à franchir… »

Philippe Poutou assure avoir les 500 parrainages pour être candidat en 2017 (XR/Rue89 Bordeaux)

Le conseil constitutionnel doit désormais traiter tous les dossiers de parrainages reçus par le NPA. Son président, Laurent Fabius, confirmera le nom des candidats ce samedi à 11h30.

« On est plutôt confiant » se réjouit l’ouvrier de l’automobile qui a fêté ses 50 ans mercredi.

La règle de l’équité puis celle de l’égalité du temps de parole permettront au candidat de développer son programme anticapitaliste : partage du travail, smic à 1700 euros, interdiction de licenciement, monopole public bancaire, service public de l’énergie.

« La campagne démarre par une grève »

Le nom de Philippe Poutou était bel et bien parmi les 11 énoncés par Laurent Fabius ce samedi matin. Le candidat se trouve donc aux côtés de Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoit Hamon, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Mais, lundi, il annonce déjà que « la campagne démarre par une grève » à l’usine de Ford Blanquefort à l’occasion du comité de suivi, évoqué ce vendredi au conseil de Bordeaux Métropole.

L'AUTEUR
Xavier Ridon
Xavier Ridon
Rémois, devenu journaliste à Tours, installé à Bordeaux. Bref, file vers le Sud avec un micro et un stylo.
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