Brèves 

1,2 milliard d’euros nécessaires pour sauver le réseau ferré régional

Petite bombe lâché ce lundi par Alain Rousset lors de sa conférence de presse de rentrée : selon un audit réalisé pour la région Nouvelle-Aquitaine par SNCF Réseau, il faudrait investir près de 1,2 milliard d’euros d’ici 2030 pour maintenir en l’état le réseau ferré régional.

600 millions d’euros devraient même être investis en urgence, avant 2020, pour empêcher la dégradation rapide de certaines lignes. Une alerte a ainsi été lancée pour la ligne Poitiers-Limoges, sur laquelle la vitesse va devoir être sévèrement limitée, faisant ainsi passer la durée du trajet de 1h45 à plus de 2 heures.

« Des lignes sont en péril, comme Limoges-Angoulême et Bergerac-Libourne, cela va peut-être supposer un plan d’investissement avec l’Etat » pour mobiliser des moyens, estime Alain Rousset.

Le retour de l’écotaxe

Le président du conseil régional évoque un prochain séminaire pour déterminer les priorités et préparer le contrat de plan Etat-région. Il souligne que les efforts budgétaires seront « intenables », et demande d’explorer  de nouvelles pistes de financement, à commencer par une écotaxe poids lourds, relancée par le gouvernement, et à l’expérimentation de laquelle la Nouvelle-Aquitaine est candidate, avec la région Grand-Est.

Alain Rousset propose en outre de recourir aux investissements d’avenir, mais cette fois pour financer les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Car le président de la région refuse d’opposer, ce qui est désormais la ligne du ministère des transports, les « trains du quotidien » aux projets de LGV :

« A l’évidence le TGV est un train du quotidien. Les travailleurs qui utilisent le TGV entre Paris et Bergerac sans avoir à dormir à Paris, c’est du train du quotidien. Celles et ceux qui sont contre les LGV préfèrent avoir 9000 camions par jour qui passent la frontière entre l’Espagne. Notre région est celle où la part de transports de marchandises par le train est le plus faible, 2,5%, contre 15 à 25% entre la France et l’Allemagne, et 15 à 25% entre la France et l’Italie. »

Les LGV permettraient selon Alain Rousset de soulager la ligne unique entre Bordeaux et l’Espagne, notamment pour faire progresser le fret ferroviaire. Pas question donc de baisser les bras, malgré les décisions judiciaires pour l’instant contraires au projet GPSO.

Sur la question des TER, le président du conseil régional pointe également un problème d' »ingénierie » du côté de la SNCF, qui ne disposerait pas des effectifs suffisants pour lancer et surveiller les travaux, ce qui expliquerait selon lui le retard de deux ans pris par la rénovation de la gare de Pessac Alouette.

L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, rédacteur en chef de Rue89 Bordeaux
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