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Un jeu vidéo sur la préservation des océans conçu par des étudiants de Bordeaux

Dans le cadre d’un projet de fin d’étude, des étudiants de l’IUT Bordeaux Montaigne ont mis au point un jeu vidéo, Save Seamulator, autour de l’urbanisation et de la protection des fonds marins, en partenariat avec des collégiens de Menton (Alpes Maritimes).

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Un jeu vidéo sur la préservation des océans conçu par des étudiants de Bordeaux
Entre exploration sous-marine et gestion de ville, Save Seamulator mélange les genres pour instruire. (Save Seamulator)

Save Seamulator, c’est le nom du jeu vidéo créé par 14 étudiants du bachelor universitaire de technologies Métiers du Multimédia et de l’Internet (BUT MMI) de l’IUT Bordeaux Montaigne. Accessible en téléchargement gratuit sur internet depuis le mercredi 26 mars 2025, il invite le joueur à incarner un plongeur sous-marin ayant pour mission d’éliminer la pollution qui envahit une ville côtière.

D’après ses concepteurs, le jeu « cherche à éveiller une conscience positive vis-à-vis de l’environnement marin, tout en rappelant le rôle fondamental que les humains jouent dans la préservation de ces écosystèmes ».

Bordeaux-Menton

Au cours de leur troisième année de formation, les étudiants ont en partie travaillé avec une classe de collégiens de Menton (Alpes-Maritimes) et avec l’association ADE Méditerranée, basée dans la même ville. Cette dernière a fait office d’experte scientifique, grâce à l’aide de son président, Bernard Peyrano.

Selon Thomas Brunel de Montmejan, professeur au BUT MMI l’objectif était « de travailler sur un projet pour la préservation de la biodiversité marine par l’art » :

« Bernard mobilise plusieurs classes de primaire et collège au sein d’un club AME (Aires Maritimes Educatives) pour leur parler de la protection de la biodiversité. Il avait envisagé de faire un jeu vidéo, mais ses élèves ne sachant pas en créer, je lui ai parlé d’un projet tutoré avec l’IUT. »

La production est alors lancée et sera réalisée en deux mois.

Un gameplay facile à prendre en main

Save Seamulator comporte deux phases. La première partie, l’exploration, se présente comme un jeu de plateforme en défilement horizontal. Le joueur doit parcourir les fonds marins afin de les nettoyer et de récolter des ressources, comme du bois ou de l’acier tout en récupérant des déchets. Tant que sa jauge d’oxygène est remplie, le joueur peut continuer son exploration.

Les matériaux ainsi récoltés seront utilisés dans la seconde phase du jeu : la partie gestion de la ville, qui devra être bâtie en harmonie avec la nature, les choix du joueur ayant une influence sur son budget et son impact environnemental. Les développeurs se sont inspirés par des jeux comme Cult of the Lamb ou Subnautica.

Enfin, le jeu est en pixel art, un style de graphismes proche des jeux vidéo des années 80-90. Les environnements et les personnages sont cubiques. Par rapport aux technologies modernes dans les jeux vidéo qui demandent souvent aux graphistes des heures de dessins ou de modélisations 3D, « c’est plus simple pour harmoniser les designs et l’esthétique du jeu et tout le monde peut en faire » selon Elodie Laisne, la gérante du pôle design.

Un engagement écologique

Les étudiants ont souhaité rendre hommage à Menton à travers la cathédrale de la Villa Blanche et la biodiversité méditerranéenne, sans nommer directement la ville :

« L’objectif étant pédagogique, on a voulu faire en sorte que tout le monde puisse s’y retrouver. D’ailleurs, nous avions comme idée de faire plusieurs mers et biodiversités. Mais les journées n’ont que 24 heures !, raconte Nino Lefort, le directeur du développement en souriant.

Étant développé sur le logiciel open source Unity, il est possible que les futurs étudiants s’emparent eux aussi du jeu afin d’y ajouter d’autres environnements. Le résultat se veut engagé dans la lutte contre le changement climatique et l’extinction du vivant.

« En MMI, on a souvent des projets où il faut se questionner sur l’environnement, forcément ça nous tient un peu à cœur. On nous apprend vraiment à apporter des solutions là où il y en a besoin », soutient Julie Rondof, la directrice du pôle Narration & communication du projet.


#jeu vidéo

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