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En Gironde, la fin du plan grand froid menace de « renvoyer à la rue des familles avec enfants »

Le collectif de soutien aux enfants mal logés de la métropole bordelaise alerte sur la fin du plan grand froid en Gironde : au moins 16 enfants sont directement concernés. Une situation qu’il juge contraire au droit, et révélatrice des limites d’un dispositif qu’il qualifie d’ « insuffisant » et « déconnecté de la réalité ».

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En Gironde, la fin du plan grand froid menace de « renvoyer à la rue des familles avec enfants »

La fin du plan grand froid, prévue ce lundi 12 janvier en Gironde, fait craindre un retour brutal à l’errance pour des familles actuellement hébergées en urgence. Selon le collectif de soutien aux enfants mal logés de la métropole bordelaise, « au moins 8 familles, soit 16 enfants, actuellement mises à l’abri, devront quitter leur hébergement d’urgence » à l’arrêt du dispositif.

Ces familles sont directement accompagnées par le collectif, qui précise qu’elles « ne sont qu’une partie des familles concernées » et que « des dizaines d’autres, tout aussi vulnérables, vivent la même situation dans la métropole bordelaise ». Il s’agit d’ « enfants scolarisés, parfois très jeunes », dont certains sont « en maternelle » et « malades ». Le collectif évoque également « 13 parents dont 3 mamans isolées ».

« La fin du plan grand froid ne marque pas la fin du froid, ni celle des besoins. Elle marque seulement la fin d’un dispositif insuffisant, temporaire, déconnecté de la réalité des familles et de la Loi […], et qui renvoie à la rue des familles avec enfants ? », écrit le collectif.

« Le droit et la sécurité des enfants »

Le collectif décrit aussi une saturation chronique du 115, « où les refus sont quotidiens et les mises à l’abri limitées à 2 mois, même en plein hiver ». Il affirme que des travailleurs sociaux, « démunis », cherchent désormais « auprès de nous, simples citoyens, des solutions ».

Rappelant que « l’hébergement d’urgence est un droit inconditionnel », le collectif formule plusieurs demandes : « la mise à l’abri immédiate et sans rupture des 8 familles et 16 enfants concernés », « le maintien à l’abri de toutes les familles avec enfants jusqu’au 31 mars a minima », et « des solutions pérennes, adaptées à la vie familiale et respectueuses des droits des enfants ».

Il appelle également à repenser l’organisation actuelle, estimant que si « les 2261 places d’hébergement actuellement ouvertes, les 50 places supplémentaires dans le gymnase du Grand-Parc et les efforts communs de la cellule “Plan hiver” ne suffisent pas », c’est que « l’organisation systémique reste insatisfaisante ».

Le collectif – qui avait mis en ligne en 2025 une pétition pour un plan « Territoire zéro enfant à la rue en Gironde » – demande enfin à être reçu « en urgence par la Préfecture, afin que des solutions immédiates soient trouvées, pour le droit et la sécurité des enfants ».


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