Média local avec zéro milliardaire dedans

Coups de feu aux Aubiers et à Lormont : une guerre de territoires entre narcotrafiquants

Le procureur de la République de Bordeaux a confirmé ce mardi 10 février que huit individus ont été mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou d’un délit ». Ces jeunes hommes avaient été recrutés dans l’objectif de prendre le contrôle du point de deal dans le quartier des Aubiers.

,
Édition abonnés
Coups de feu aux Aubiers et à Lormont : une guerre de territoires entre narcotrafiquants

Quatre jours après le nouvel épisode de violences qui est venu frapper le quartier des Aubiers le 5 février dernier, huit individus ont été placés en détention provisoire et mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou d’un délit ». Certains le sont également pour « détention, transport et acquisition d’armes de catégorie B », « recel en bande organisée de biens provenant d’un vol », ou encore « refus d’obtempérer ».

L’affaire, sur laquelle est revenu le procureur de la République, Renaud Gaudeul, ce mardi lors d’un point presse au tribunal judiciaire, n’est pas sans rappeler celle du 25 décembre dernier. Des coups de feu tirés au même endroit avaient mortellement touché un jeune homme de 19 ans, originaire de Trappes. Là aussi, la justice privilégiait la piste du trafic de drogue et décrivait un même mode opératoire.

« C’est vraiment quelque chose qu’on ne retrouvait pas jusqu’à présent, cette capacité de procéder à des recrutements d’individus qui se caractérisent d’une part par leur jeunesse, et d’autre part par le fait qu’ils arrivent d’un peu partout en France », décrit Renaud Gaudeul.

Deux armes et deux logements

Il indique en effet qu’aucun des huit interpellés n’est originaire de la région bordelaise, mais d’Annemasse, d’Aubervilliers, de Beaumont, de Riom, de Mont-Saint-Aignan, de Clermont-Ferrand et de Rouen.

Quatre d’entre eux ont été interpellés peu de temps après les tirs place Ginette-Neveu. Leur véhicule avait été rapidement repéré par les équipages de la BAC sur les boulevards et pris en chasse. Le conducteur et trois des quatre passagers, qui avaient tenté de fuir à pied, ont été arrêtés, un pistolet semi-automatique et un revolver 357 magnum saisis.

Abonnez-vous

Cet article fait partie de l’édition abonnés. Pour lire la suite, profitez d’une offre découverte à 1€.

Contribuez à consolider un média indépendant à Bordeaux, en capacité d’enquêter sur les enjeux locaux.

  • Paiement sécurisé
  • Sans engagement
Abonnez-vous maintenant pour suivre l’actualité locale.

Déjà abonné⋅e ?

Connectez-vous

#Drogues

Activez les notifications pour être alerté des nouveaux articles publiés en lien avec ce sujet.

Voir tous les articles

À lire ensuite


Le plus grand scandale d’État de la lutte antidrogue française en procès à Bordeaux

Photo : WS/Rue89 Bordeaux

Drogues : derrière la volonté de déménager La Case, la prévention de la toxicomanie patine à Bordeaux

Photo : WS/Rue89 Bordeaux

Partager
Plus d'options