« Il se passe quelque chose à Bordeaux », lance, tout sourire, Philippe Dessertine depuis la scène du Femina, où il tient son grand meeting ce lundi 23 février. Dans la salle, plus de 1 000 personnes acquises à sa cause, majoritairement issues d’un milieu local aisé.
Le candidat indépendant à la mairie, officiellement sans étiquette mais dont le tropisme à droite est évident, ne manque pas de leur glisser une consigne appuyée : « rester à Bordeaux » le jour du vote. Une référence à peine voilée au scrutin municipal de 2020, marqué par un dimanche ensoleillé qui avait vu une partie de l’électorat de Nicolas Florian partir en week-end, contribuant à la bascule de la ville à gauche.
Quelques minutes plus tôt, une soixantaine de soutiens – dont une vingtaine de colistiers dévoilés la veille dans un communiqué parmi lesquels on reconnait l’ancien joueur des Girondins Johan Micoud et l’actrice Armelle Lesniak – ont fait leur entrée sur One More Time de Daft Punk, avant de s’installer en fond de scène. Aucun d’entre eux ne dira un mot de la soirée.
Stand up for your right
Philippe Dessertine, debout au bord du plateau, attaque alors un discours d’une heure quinze, sans notes, ni chrono, ni pause. « L’optimisme est une force » annonce le candidat, qui en affiche en effet beaucoup, peut-être trop… Sans citer ses adversaires et promettant de ne critiquer personne, il invite ses soutiens à « voter pour » plutôt que « voter contre ».
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