Ambarès-et-Lagrave, 17644 habitants, était socialiste depuis 1977. Mais dimanche soir, ce bastion du parti à la rose est tombé aux mains de David Poulain, candidat sans étiquette à la tête d’une liste citoyenne.
Le formateur en gestion et management, ex militant des Gilets jaunes puis d’Anticor33, siégeait dans l’opposition après un bref passage d’un an au sein de la majorité socialiste de Michel Héritié en 2008.
« C’est un message d’espoir, on va changer de trajectoire, affirme le maire élu. C’est ça le but de notre élection, de dire qu’on va arrêter toute cette politique qui a été menée depuis des années, qui était sans concertation, basée sur le bétonnage. »
« Vote utile » contre la gauche
Le nouvel édile a glané 45,99% des suffrages (2 909 voix), envoyant ainsi le maire sortant Nordine Guendez, crédité de 39,59% (2 504 voix), siéger dans l’opposition pour la première fois de sa vie politique.
Olivier Martinez (soutenu par le Rassemblement national et l’UDR), qui complétait cette triangulaire, n’a réuni que 14,42% des votes (912 voix), perdant ainsi près de 400 voix par rapport au 1er tour. Nordine Guendez voit là un « vote utile » contre la gauche :
« Le vote RN s’est massivement reporté sur le candidat qui l’a emporté, analyse le socialiste. Si on regarde l’historique de toutes les élections nationales ces dernières années, le vote droite et extrême-droite est très important sur notre commune. Là, il s’est concrétisé sur une personne alors que jusqu’à présent il était réparti sur plusieurs têtes. »
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