C’est un basculement comme Bègles n’en avait pas connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dimanche, le candidat sans étiquette Christian Bagate s’est imposé à l’issue d’un scrutin très serré. L’écart : 238 voix. Le maire sortant écologiste, Clément Rossignol-Puech, recueille 48,93 %, contre 51,07 % pour son adversaire.
Derrière ce résultat, plusieurs facteurs : alliance contestée à gauche, fragilisation du maire sortant et émergence d’un candidat capable de capter un électorat plus large. Déjà candidat en 2020, Christian Bagate s’était incliné face à Clément Rossignol-Puech avant de remporter cette fois la mairie.
Il n’y avait sur le papier pas de raisons de s’inquiéter : le maire sortant écologiste, Clément Rossignol-Puech, était sorti en tête du premier tour (37,87 %), devant la liste de Christian Bagate (33,65 %) et celle du député insoumis Loïc Prud’homme (17,14 %). Mathématiquement, « Deuxième saison », du nom de la liste issue de la fusion entre écologistes et insoumis béglais, était en situation de l’emporter.
« La gauche n’est pas parvenue à se rassembler »
Dans l’entre-deux-tours, le maire sortant met en avant une dynamique déjà éprouvée lors des scrutins nationaux, de la Nupes au Nouveau Front populaire, selon lui dans la continuité de l’histoire politique locale de cette ville ouvrière, communiste pendant 20 ans, puis écologiste depuis 1989.
Mais à Bègles, cette alliance ne semble pas convaincre. Une partie de l’électorat ne suit pas.
« Les voix que nous avions réalisées au premier tour ne se sont pas retrouvées au second tour. Il en manque presque 1000. On pensait peut-être comme acquis les reports d’un électorat, mais ce n’est plus une règle absolue aujourd’hui », analyse Loïc Prud’homme.
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