Ils sillonnent les rues de Bordeaux à vélo ou en scooter, sous la pluie comme sous la chaleur. Derrière ces silhouettes qui font partie du paysage urbain, les conditions de travail néfastes pour leur état de santé restent largement invisibles. L’étude Santé-Course, menée en 2025 par Médecins du Monde tente d’y remédier.
Menée auprès de 1 004 livreurs dont 485 à Bordeaux (519 à Paris), elle met en lumière un constat très sombre et « permet pour la première fois de documenter de manière solide les conséquences des conditions de travail des livreurs sur leur santé ».
Grâce à des entretiens réalisés dans l’espace public bordelais et au sein de structures comme la Maison des livreurs, l’enquête révèle un modèle économique fondé sur la précarité et aux effets sanitaires massifs.
Sous contrôle algorithmique permanent
« L’idée d’une activité “flexible” ou choisie ne résiste pas aux faits », affirme l’étude :
« L’ubérisation a fait réémerger un travail à la tâche fondé sur l’exploitation de la précarité, où les risques professionnels sont transférés aux travailleurs, tandis que les plateformes échappent largement à leurs responsabilités en matière de santé et de sécurité », peut-on lire.

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