Le 26 avril 1986, en Ukraine, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl explosait en Ukraine, occasionnant la plus grande catastrophe nucléaire au monde à ce jour. Tchernoblaye appelle à manifester ce dimanche 26 avril à partir de 16H au miroir d’eau, sur les quais de Bordeaux, pour commémorer l’accident, qui selon les estimations a fait ou fera entre plusieurs milliers et des centaines de milliers de victimes.
L’association girondine qui milite pour la fin du nucléaire, demande la fermeture de la centrale du Blayais, et invite donc à manifester contre la construction de réacteurs EPR2 (evolutionary power reactor 2) à Braud-et-Saint-Louis.
La France, qui compte 18 centrales nucléaires, a en effet pour projet d’installer ces réacteurs nouvelle génération sur tout le territoire. Appelé programme EPR2 , il prévoit l’installation de 6 de ces réacteurs sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. Prévus pour être montés par paires, ils doivent être mis en service entre 2035 et 2037, mais les deux premiers projets suscitent de fortes réserves de l’Autorité environnementale tandis que la justice administrative a suspendu le chantier du troisième
Le soutien de Bordeaux aux EPR2
Emmanuel Macron veut néanmoins lancer l’installation de huit autres de ces réacteurs, toujours par paires. Plusieurs centrales, dont celles de Braud-Saint-Louis, mais aussi celle de Golfech (Occitanie) sont sur les rangs pour accueillir des ERP2. Alors que les sites retenus devraient être annoncés en fin d’année, le maire de Bordeaux et futur président de Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave, a annoncé que l’intercommunalité « réaffirmerait son soutien à l’accueil » de ces réacteurs.
En février dernier, un comité stratégique a été mis en place pour défendre la candidature de la centrale du Blayais. Présidé par le préfet de la Gironde et le président du Conseil régional de Nouvelle Aquitaine, ce comité justifie l’implantation de ces nouveaux réacteurs par la création de 7000 emplois supplémentaires, qui permettraient « l’assurance de retombées économiques sur l’ensemble ce territoire particulièrement fragilisé par la crise viticole ».
L’association Tchernoblaye fait au contraire valoir que la centrale du Blayais, située dans l’estuaire de Gironde, est particulièrement exposée aux risques de submersion. En 1999, lors de la tempête Martin, elle avait frôlé la catastrophe, et Bordeaux avait été à deux doigts de l’évacuation.

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