Ses toilettes ont débordé une première fois en septembre dernier, puis une deuxième fois début mars, en pleine nuit. A chaque fois, l’appartement d’Elkasmia a été complètement inondé sous plusieurs centimètres d’eau sale et de matières fécales. « J’ai galéré pour nettoyer, j’ai dû jeter toutes mes assiettes, le canapé… J’en ai pleuré », raconte cette maman d’un enfant handicapé.
Habitant au premier étage du bâtiment 10 dans la cité de Saige, à Pessac, elle affirme n’avoir alors reçu aucune aide du bailleur social du quartier, Domofrance. Cette aide ménagère à l’université s’est tournée vers la CNL (confédération nationale du logement) Saige-Formanoir, qui traite actuellement 4 dossiers similaires – d’autres ont été précédemment réglés.
« Un protocole d’intervention a été mis en place par le bailleur mais il est difficile à appliquer selon l’heure à laquelle se produit le sinistre, indique Monique Torrès, présidente de la CNL Saige-Formanoir. Il est donc arrivé que ce soit nous que l’on appelle à 3 heures du matin. »
Bouchons
Ces sinistres concernent des locataires de bâtiments différents, notamment les n° 9 et 5, résidant tous aux premiers niveaux. Dans la tour 5, les habitants ont subi eux aussi deux remontées d’eaux sales et de matières fécales en quelques mois.
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