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Des opposants au projet EMME devant la mairie de Bordeaux pour réclamer un délai

Ce mardi matin, à 9h, un rassemblement a eu lieu devant la mairie de Bordeaux contre le projet EMME. Les opposants réclament un délai supplémentaire pour la modification du PLUi. Une représentante a été reçue par le cabinet du nouveau maire, Thomas Cazenave.

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Des opposants au projet EMME devant la mairie de Bordeaux pour réclamer un délai
Rassemblement d’opposants au projet EMME devant la mairie de Bordeaux

A 9h, ils étaient une dizaine devant la mairie de Bordeaux ce mardi 14 avril. Mené par Florence Bougault, administratrice de la Sepanso, fédération d’associations de protection de l’environnement, ce sit-in contre le projet d’usine de transformation du nickel et du cobalt EMME à Parempuyre avait pour but de d’obtenir un rendez-vous avec Thomas Cazenave, maire de Bordeaux.

Sollicité il y a une dizaine de jours, ce dernier n’avait pas répondu à l’administratrice. Il était interpellé pour se positionner sur le sujet et obtenir du préfet une réponse positive au courrier adressé le 27 février dernier par Christine Bost, présidente de Bordeaux Métropole.

Celle-ci réclamait un report du délai sur la modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) afin de l’inclure au conseil métropolitain prévu le 24 avril, une fois les élections municipales passées – selon la Sepanso, le courrier est resté sans réponse, ce que la Métropole n’a pas confirmé. Depuis les conclusions du commissaire enquêteur publiées le 17 février, un délai de deux mois était donné à la collectivité – jusqu’au vendredi 17 avril –, pour se prononcer, sinon l’accord est considéré favorable pour permettre l’installation de l’usine en zone humide sur le bord de la Garonne.

Des citoyens unis

« Je veux l’assurance qu’il y ait quelque chose qui se passe avant le 17. Un délais supplémentaire d’un mois suffirait », explique Florence Bougaut.

Avec les collectifs du Bois vert, GNSA Surfrider Gironde et quelques habitants, ils ont choisi une manière pacifique d’attirer l’attention de la municipalité. En petit comité, munis de pancartes, ils sont restés devant la mairie en silence.

En plus de son impact sur le milieu naturel que représente l’installation de cette usine classée Seveso, certains évoquent aussi des aspects financiers négatifs pour les habitants de la métropole.

« Je suis venue en tant que citoyenne. Je suis ingénieure industrielle et il n’y a pas besoin de lire les rapports pour voir qu’il y a un problème. Le plan de prévention du territoire va coûter un bras à la région et à la fin ce seront les services publics qui paieront, donc les gens », rapporte Fayrouz.

Des réponses prochainement ?

Après quelques minutes, Florence Bougault obtient finalement un rendez-vous avec un membre du cabinet du maire. Thomas Cazenave étant absent ce matin là, c’est Pascal Sanchez qui la reçoit. Vingt minutes plus tard, l’administratrice réapparaît avec le sourire aux lèvres et une promesse : être recontactée.

« Je vois qu’on a bien fait de venir. J’ai expliqué en quoi c’est un manque de démocratie grave et que personne ne veut de cette installation à cet endroit. Le PLU reste une compétence de la métropole, alors je crois qu’il faut continuer à se battre pour ne pas la perdre. On a prévenu, si nous n’avons pas de réponse, nous reviendrons », annonce-t-elle.

Toutefois, l’administratrice attend un retour du maire, qui ne l’a pas encore recontactée. En cas d’ « absence de satisfaction », elle annonce d’ores et déjà un nouveau rassemblement place de la Comédie, vendredi 17 avril à la même heure.


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