Média local avec zéro milliardaire dedans

Face à la poussée conservatrice, le monde du spectacle entre dans la bataille

Le Syndicat français des artistes-interprètes alerte sur une progression des idées d’extrême droite dans le secteur culturel. Entre baisse des financements publics, pressions sur les contenus et interrogations autour du contrat d’engagement républicain, Sébastien Coutant, membre du bureau national et référent en Nouvelle-Aquitaine, explique pourquoi les artistes doivent s’informer et refuser certains projets conservateurs.

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Face à la poussée conservatrice, le monde du spectacle entre dans la bataille
« Murmures de la cité », une lecture idéologique de l’Histoire qui bénéficie de financements du milliardaire Pierre-Édouard Stérin

En juillet 2025, un spectacle historique a fait polémique à Moulins, dans l’Allier. Murmures de la cité est accusé de véhiculer une lecture idéologique de l’Histoire de la France et surtout de bénéficier de financements controversés, notamment du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, fervent soutien du Rassemblement national.

Ce 13 avril 2026, le Syndicat français des artistes interprètes CGT (SFA) exprime « sa vive inquiétude face à la progression des idées d’extrême droite à l’échelle de toute la société et en particulier dans le secteur culturel et artistique ». Le syndicat estime que « ces forces antidémocratiques et réactionnaires tentent de s’imposer non seulement dans les médias, mais aussi dans le cinéma, la production audiovisuelle – la télévision en particulier – et le spectacle vivant ».

« Bataille idéologique »

Selon le SFA, cette situation participe « à une véritable bataille idéologique » qui remet en cause « les principes de liberté de création, de diffusion, de diversité artistique et d’égalité ». Sa motion adoptée ce lundi pointe également un contexte marqué par la baisse des financements publics et par des pressions sur les artistes :

« On demande de plus en plus aux artistes de faire profil bas et d’éviter certains sujets qui pourraient “fâcher” », ce qui constitue « une forme de censure » et entraîne « des phénomènes d’auto-censure », écrit le syndicat dans un communiqué.

Le syndicat met en avant une « combinaison entre la baisse des financements publics alloués à la culture et une certaine mainmise de l’extrême droite sur des moyens de production et des financements privés », qui « ne menace pas que la liberté de création » mais « s’attaque aussi directement à notre secteur et à nos métiers ».

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