Le département de la Gironde compte aujourd’hui trois unités médico-judiciaires (UMJ) implantées dans les hôpitaux de Bordeaux, Libourne et Arcachon. Financées par les ministères de la Justice et de la Santé, elles sont le lieu d’examen et de récolte de preuves par des médecins légistes, pouvant ensuite être exploités dans le cadre de procédures judiciaires, notamment pour des viols ou des violences intrafamiliales.
Les victimes qui se présentent dans ces UMJ reçoivent aussi un soutien psychologique et sont orientées vers des associations d’aide aux femmes victimes de violences. Elles sont également sensibilisées aux procédures judiciaires afin de les encourager à porter plainte si la consultation relève de leur propre initiative.
Ces trois UMJ doivent couvrir à elles seules les besoins de toute la Gironde. Mais elles ne sont pas en mesure d’y parvenir : le 17 avril dernier, les députées de deux bords politiques Mathilde Feld (la France insoumise) et Sophie Mette (Modem) cosignaient un courrier adressé aux ministres de la Justice, de la Santé, et de l’Intérieur pour les alerter sur la situation dans leurs circonscriptions, en Sud-Gironde, et demander l’ouverture d’une nouvelle unité à Langon.

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