Alors que les projets de fermes géantes de saumon à terre se multiplient, notamment en Gironde, l’Ifremer (‘Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) publie une note, dans sa collection Amers de ce mois d’avril, qui pose une série de limites claires. Derrière la promesse technologique des systèmes en recirculation, comme c’est le cas pour Pure Salmon au Verdon-sur-Mer, l’institut appelle à la prudence face à des modèles industriels encore incertains à grande échelle.
Ces installations, censées produire jusqu’à 10 000 tonnes de saumon par an, reposent sur des circuits fermés permettant de contrôler l’eau et les conditions d’élevage. Sur le papier, le modèle réduit certains risques sanitaires et environnementaux propres aux élevages en mer. Mais derrière ces progrès apparents, « les systèmes en recirculation à grande échelle déplacent la nature des risques », note l’institut .
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