En septembre dernier, Laurent Simon, habitant de Saint-Maurice-Colombier, dans le Doubs, apprenait le décès de son fils, Ange Simon, 39 ans, retrouvé mort dans une voiture sur un parking à Bouliac… alors que le corps avait été découvert le 27 avril 2025. Plus de quatre mois s’étaient écoulés sans qu’il ne soit informé de sa disparition.
« J’ai pris connaissance de rumeurs concernant la mort de mon fils par le biais de ses anciennes fréquentations. J’ai appelé la mairie de Belfort, où il est né, car je me suis dit qu’ils seraient en possession de son avis de décès. Là-bas on me dit qu’ils n’ont rien, et puis une demi-heure après ils me rappellent pour finalement me dire que mon fils est bien décédé », relate le père.
Ange Simon souffrait de problèmes d’addiction et vivait sans domicile fixe en Gironde. Leur relation s’était fortement détériorée, si bien que leur dernier échange remontait à un an auparavant.
3898,90€ de frais de conservation
Laurent Simon s’est rapidement lancé dans les démarches pour faire inhumer son fils et rapatrier ses cendres dans le Doubs. Alors qu’il s’est déjà acquitté d’une facture de 2767€ auprès d’une société de pompes funèbres girondine, il en reçoit une du CHU de Bordeaux le 22 octobre 2025 : l’établissement lui demande de régler les 3898,90€ de frais de conservation du corps de son fils à la morgue.

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