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Bordeaux dit non à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers

Annoncé le 20 avril par le gouvernement, le plan « Choose For Higher Education » doit mettre fin aux exonérations sur les frais d’inscriptions à l’université pour les étudiants hors Union européenne. Alors qu’élèves et personnel universitaires se sont rassemblés ce mardi 12 mai à Bordeaux-Montaigne pour dénoncer cette mesure, le ministre de l’Education supérieure a promis une souplesse dans son application.

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Bordeaux dit non à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers

Le 20 avril dernier, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, annonçait dans le Parisien la mise en place du plan « Choose France For Higher Education ». Dès la rentrée 2026, le gouvernement souhaite ainsi que les étudiants étrangers extra communautaires, c’est à dire originaires de pays en dehors de l’Union européenne, s’acquittent de « frais de scolarité différenciés ».

Comprenez qu’ils paieront (beaucoup) plus cher. Concrètement, au lieu de 178€ l’année de licence, et 254€ celle de master, 90% des étudiants hors UE auront à régler 2895€ par année de licence, et 3941€ par année de master. Seules les personnes en exil ou figurant sur la liste de l’ONU des 44 pays les moins avancés pourront être exemptées.

Une journée nationale de manifestations contre cette hausse des frais d’inscriptions pour les étudiants extra communautaires s’est déroulée ce mardi 12 mai, à l’appel de plusieurs syndicats de personnels et d’étudiants. A Pessac, élèves et personnel universitaire se sont rassemblés sur le campus Bordeaux-Montaigne.

« Une politique raciste qui vise à mettre tous les étrangers précaires à la porte »

Malgré la fin des cours et les périodes d’examen, ils étaient une quarantaine à se rassembler devant la Cité des langues étrangères, du français et des francophonies (CLEFF) sur le campus Bordeaux-Montaigne. Déjà mobilisés le 5 mai dernier pour contester la mesure « Choose France For Higher Education », étudiants et personnel universitaire ont suivi l’appel à la grève national.

Derrière le slogan « c’est pas les étudiants étrangers qui coûtent cher, c’est les patrons et les actionnaires », les élèves présents ont partagé leur inquiétude pour leurs camarades étrangers.

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