« Nous vivons sur deux planètes différentes. » Cette phrase, lâchée par Antoine de Tournemire, agacé en cours de discussion, résume toute cette réunion, pourtant voulue par le nouveau maire de Saint-Loubès. Objectif : échanger sur l’avenir de La Coupole à Saint-Loubès. Sur une planète, donc, il y a le maire et les 15 élus de son équipe assis d’un côté, et sur l’autre, quasiment toute la salle, opposée à la suppression de la saison culturelle 2026-2027.
Autant dire que pendant deux heures et demie, c’est un dialogue de sourds qui s’est tenu ce jeudi 28 mai au soir dans cette même salle de spectacle, à Saint-Loubès. La rencontre a commencé à 19h et des poussières dans une salle qui n’a cessé de se remplir. Il a fallu sortir des chaises supplémentaires pour les quelque 400 personnes présentes.
Au fond, quatre ou cinq lignes de personnes debout. Des Loubésiens et des Loubésiennes, des élu·es de l’opposition, des artistes et des habitant·es des communes voisines font face à un écran où sont projetées quelques slides qu’on peine à lire, et à un maire debout devant ses adjoints, tenant à répondre seul aux attaques, parce qu’il est « seul responsable de cette décision ».
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