On savait depuis quelques mois que les éditions 2026 du Reggae Sun Ska à Nodris (Gironde) et du Hard Mess à Guéret (Creuse) n’auraient pas lieu. Dans ces deux cas, les organisateurs reprochaient leur manque de soutien financier aux collectivités locales, celles-ci les accusant en retour de ne pas avoir consolidé leur modèle économique.
Ces dernières semaines, trois autres structures de Nouvelle-Aquitaine ont à leur tour annoncé l’annulation de leurs festivals pour cet été. La Voix du Rock, qui devait se tenir les 5 et 6 juin à Valence-en-Poitou, dans la Vienne, et recevoir notamment le groupe Ultra Vomit, renonce en raison d’un « niveau de préventes insuffisant ».
Celui-ci « ne permet pas d’assurer l’équilibre économique indispensable à l’organisation du festival », indiquait le 11 mai dernier l’association Vox Populi, qui l’organise. Elle invoque « un contexte marqué par une hausse significative des coûts [qui] pèse fortement sur le modèle économique des événements culturels indépendants : prestations techniques (son, lumière, structures), sécurité, logistique, ainsi qu’une augmentation notable des cachets artistiques ».
« Décision de prudence »
Un maintien dans ces conditions « aurait impliqué de prendre des risques financiers importants », qu’ont également préféré éviter les organisateurs de Moamo, dont chaque édition attirait un millier de festivaliers à Laruscade, en Gironde. L’absence d’engagement formel de la nouvelle mairie (Rassemblement national) a poussé les organisateurs à annuler l’évènement, prévu du 10 au 12 juillet.
« Une décision de prudence, tant que les contrats avec les boites de prod n’étaient pas signés, et afin de laisser le temps aux artistes avec qui des contrats étaient signés de se retourner pour trouver des dates », explique Samuel Paillé, vice-président de l’association Moamo.
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