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La corrida de La Brède bientôt mise à mort par le tribunal administratif de Bordeaux ?

La corrida de La Brède, la plus septentrionale de France, n’est pas une « tradition locale ininterrompue », estiment One Voice et l’Alliance anti-corrida qui sur cet argument, demandent au tribunal administratif de Bordeaux d’interdire le spectacle tauromachique prévu le 20 juin prochain. Motifs : l’interruption de sa tenue l’an dernier, et l’absence d’autres corrida dans les environs.

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La corrida de La Brède bientôt mise à mort par le tribunal administratif de Bordeaux ?
A la corrida de La Brède, en 2023. La durée de vie d’un taureau face aux toreros est d’environ 15 minutes

Le tribunal administratif de Bordeaux pourrait bien porter le coup de grâce à la corrida la plus septentrionale de France. Ce mardi 12 mai, il examinait en référé deux recours déposés par One Voice et l’Alliance anti-corrida visant des délibérations du conseil municipal de La Brède votées en 2026 afin d’organiser les courses de taureaux lors des fêtes de la Rosière, le 20 juin prochain.

Sur la forme, les deux associations de protection des animaux fustigent l’opacité sur les coûts d’organisation de ces corridas, intégralement à la charge de la commune, et estimés à 120000€ par son maire (divers droite) Michel Dufranc. Mais ces dépenses n’apparaissent en effet nulle part dans les textes votés, ni dans le budget primitif, ni dans la subvention accordée à l’association organisatrice, la Peña Taurine des Graves.

Selon One Voice et l’Alliance anticorrida, cela constitue un défaut d’information des élus, alors que la commune « engage irrégulièrement des deniers public dans l’organisation d’un évènement dont l’illégalité est établie ».

« Tradition moribonde »

Car, d’après les requérantes, la corrida de La Brède s’inscrit en faux avec l’article 521-1 du code pénal, interdisant « le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal ». La commune ne pourrait en effet se prévaloir de la loi de 1951 qui crée, en matière de courses de taureaux, une exception à ce principe répressif « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».

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