« Une acoustique chaleureuse, particulière », un lieu unique « créant une communion entre les artistes et le public, qui peut s’assoir par terre et entendre chanter les oiseaux », et contribuant à « la mysticité de l’évènement ». Pour toutes ces raisons, Maria-Luisa Macellaro La Franca a préféré annuler l’édition 2026 du Festival Nuit d’été, qui devait se tenir début juillet, plutôt que de le déplacer au Jardin public, comme le lui proposait la mairie de Bordeaux.
« Nous devions présenter les Quatre saisons de Vivaldi et le concerto de Mendelssohn, des affiches de grande qualité, mais les gens viennent parce que c’est le Palais Gallien », poursuit la chef d’orchestre d’origine italienne.
Or des travaux sont prévus pour consolider ses murs. « Ils devaient se terminer début avril, mais ils n’ont pas démarré, et on nous a indiqué qu’ils pourraient être finis fin juin », indique-t-elle.
« Cela a généré un stress immense et dans l’incertitude nous avons préférer renoncer maintenant qu’à la dernière minute, ce qui nous aurait coûté cher. »
Le palais Gallien en péril ?
Un autre évènement initialement annoncé le 14 juin prochain dans les ruines de l’amphithéâtre romain, le Village de l’archéologie, a lui été déplacé près de la basilique Saint-Seurin. Par ailleurs, les visites guidées aux pieds des ruines sont suspendues. Le palais Gallien est-il en péril ? « C’est du préventif plutôt que du curatif », répond Fabien Robert, adjoint au maire chargé du tourisme et du patrimoine historique, évoquant une intervention « dans les prochaines semaines ».
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