En avril dernier, Babette, 67 ans, factrice au HLU (hôtel logistique urbain) Bordeaux-Tourville, témoignait auprès d’Actu Bordeaux de sa mise à pied depuis le mois janvier. Lundi 27 avril, elle a appris que La Poste la licenciait, à six mois de la retraite. Factrice depuis plus de vingt ans, elle n’avait jamais eu de problème avec ses clients, jusqu’en décembre dernier.
Pour aider un collègue qui avait trop de colis, elle se rend exceptionnellement au Grand Parc pour une livraison. A son arrivée, la cliente indique qu’elle n’est pas là, et demande à Babette de l’attendre. La factrice accepte, alors que cela ne fait pas partie des procédures. Mais à on arrivée, la situation dérape.
« Elle était super énervée, raconte la factrice. A La Poste, on ne peut pas laisser le client ouvrir son colis s’il n’a pas été signé, mais elle voulait absolument l’ouvrir avant. Je lui ai dit que dans ce cas, elle n’avait qu’à aller le chercher en bureau de poste. Alors elle m’a poussée, elle a jeté mon flasher par terre et elle m’a empêché de rentrer dans la voiture. »

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