Longtemps présentée comme l’un des moteurs français de l’agriculture biologique, la Nouvelle-Aquitaine traverse une zone de turbulences. La région enregistre en 2025 la plus forte baisse de surfaces agricoles biologiques du pays, dans un contexte national marqué par un ralentissement des conversions, une hausse des déconversions et une crise persistante dans plusieurs filières, notamment la viticulture.
Selon les chiffres publiés par l’Agence Bio, la Nouvelle-Aquitaine a ainsi perdu près de 14 000 hectares de surfaces biologiques en un an (sur 2 949 095 ha en France), soit une baisse de 4% par rapport à 2024. À elle seule, elle concentre avec le Grand Est (-5%, soit 10 298 ha) la majeure partie du recul observé en France en 2025. À l’échelle nationale, les surfaces bio diminuent de 30 737 hectares en 2025 (-1,1%), après avoir déjà reculé d’environ 56 800 hectares (-2%) en 2024.
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