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Après la noyade d’un enfant, la mairie de Bègles, sous pression, autorise la baignade surveillée au lac

Après la mort d’un enfant au lac de Bègles, deuxième noyade en un mois, l’opposition a demandé que la plage soit ouverte et surveillée 7 jours sur 7, et non plus seulement 3 jours par semaine. La mairie, qui y était hostile, s’y est finalement résolue. Son interdiction de toute baignade hors des périodes de surveillance, avec verbalisation par la police municipale, passait très mal alors que la piscine municipale est aussi fermée en raison des fortes chaleurs.

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Après la noyade d’un enfant, la mairie de Bègles, sous pression, autorise la baignade surveillée au lac
A la plage du lac de Bègles ce jeudi 25 juin, de nombreuses personnes ont bravé l’interdiction de se baigner

Ce jeudi 25 juin, malgré l’interdiction de la baignade, de nombreuses personnes barbotent dans l’eau du lac de Bègles, sous une chaleur assommante. Les volets du poste de secours sont fermés. Et la chaise du maître-nageur, rangée. « Alerte orange orage, veuillez quitter le lac avant 18 heures », annoncent les policiers municipaux dans les haut-parleurs, présents toute la journée pour veiller à ce que les baigneurs ne dépassent pas la limite des 1,10 mètre de profondeur.

En deux jours, deux noyades se sont produites au lac, dont une mortelle mardi, celle d’un enfant de 6 ans. Aucun sauveteur n’était alors présent, et les personnes intervenues ne sont pas parvenues à ranimer le petit garçon. Mercredi, un des trois jours de la semaine où la baignade est surveillée (avec les samedi et dimanche), une jeune fille a également été secourue après s’être noyée. A temps, heureusement.

À 17h30, Andréa replie serviettes et parasols avec ses deux filles de 7 et 11 ans. Cette mère de 32 ans dit être beaucoup plus rassurée quand les surveillants-sauveteurs sont là. « Je ne sais pas nager donc pour intervenir si jamais, c’est compliqué. » Elle déplore aussi le manque de sécurité le soir, notamment l’absence d’éclairage qui rendait impossible la surveillance de ses enfants.

« Tout le monde n’a pas un jardin »

Sous les arbres, Mouskouta préfère l’ombre. Cette Béglaise, qui fréquente le lac depuis dix ans, surveille sa fille Kenissa, 11 ans. Elle ne comprend pas que la surveillance en cette canicule n’ait pas été anticipée : « À conditions exceptionnelles, il faut des mesures exceptionnelles », regrette-t-elle.

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