Thomas Cazenave ne promet pas encore que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur, mais ça ne saurait tarder. A entendre le nouveau maire de Bordeaux, la ville fait face à une « situation financière inédite, très dégradée, préoccupante ». Ce sont les enseignements qu’il tire de l’audit indépendant réalisé par le cabinet EY (Ernst & Young) – une commande à 63 000€ –, dont les conclusions ont été présentées ce lundi 22 juin à la presse.
L’ex ministre des comptes publics martèle que « pour la première fois de son histoire », Bordeaux devrait basculer dans le réseau d’alerte des collectivités locales, selon un courrier de la préfète et de la direction régionale des finances publiques ayant récemment fuité dans la presse. Motif :
« La ville aura une épargne nette négative en 2026, c’est-à-dire que l’argent encaissé ne permet plus de faire face aux engagements de remboursements des emprunts. »
« Diversion »
Thomas Cazenave dénonce « un emballement des dépenses de fonctionnement », de 17% depuis 2023, quand les recettes n’ont elles progressé que de 11%.
« Nous avons entendu pendant la précédente mandature que c’était la faute de Paris, de l’Etat, nous avons eu droit à des bâches magnifiques sur l’hôtel de ville pour faire diversion. Nous avons demandé à Ernst & Young de décomposer ces dépenses. 30% de cette augmentation est bien liée à des décisions nationales, ce qui veut dire que 70% sont liés à des choix locaux. »
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous

Chargement des commentaires…