La météo des classes vire à nouveau au rouge. Avec le retour de la vigilance canicule en Gironde, les personnels de l’éducation nationale, les élèves et leurs parents redoutent que les températures n’atteignent à nouveau les records constatés fin mai : 36° au collège Noes de Pessac, 37° au lycée professionnel Léonard-de-Vinci de Blanquefort, 41° au collège Henri-de-Navarre de Coutras ou encore 48°C au collège François-Mitterrand, à Créon, selon des relevés effectués par le Snes-FSU, le premier syndicat de l’enseignement secondaire.
Ce jeudi 18 juin, à 10h30, les enseignants du collège Georges-Brassens (630 élèves), à Podensac, ont mesuré plus de 40° dans une classe. « Depuis ce matin, la vie scolaire évacue des gamins qui se sentent mal, qui ont mal à la tête », déclare à Sud Ouest une représentante du Snes, rappelant que lors de la vague de chaleur de mai, 50 élèves s’étaient rendus à l’infirmerie et 23 d’entre eux avaient été renvoyés chez eux. Elle réclame un aménagement des horaires pour faire classe seulement le matin.
Trop froid l’hiver, trop chaud l’été
Le collège de Créon, qui compte plus de 1000 élèves, avait décidé fin mai de ne pas assurer les cours deux après-midi consécutives. A la veille de ce jeudi 18 juin, où le thermomètre a atteint 36°C, le proviseur avait demandé aux familles de garder leurs enfants à la maison, si elles étaient en mesure de le faire, explique Sandra Nicolas, élue FCPE (fédération des parents d’élèves) :
« Le collège est une passoire thermique, on a certaines classes qui n’ont pas du tout d’ouverture vers l’extérieur, et une verrière dans le hall. Cela fait des années qu’on demande des travaux de rénovation thermique car l’hiver il fait 16°C dans les classes, et l’été les températures montent au delà du supportable. »
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