Média local avec zéro milliardaire dedans

Comment Bordeaux a décidé de rendre au Gabon les trésors de Marie-Thérèse Petit

Sage-femme décédée en 2022 à Biarritz après avoir vécu et travaillé dans plusieurs pays d’Afrique, Marie-Thérèse Petit avait constitué et documenté une remarquable collection d’objets africains, qu’elle avait souhaité léguer à la Ville de Bordeaux. Celle-ci a préféré laisser aux États concernés, comme le Gabon, l’opportunité de récupérer ces pièces, dont certaines sont très rares et éclairantes sur la culture des peuples qui les ont produites.

,
Édition abonnés
Comment Bordeaux a décidé de rendre au Gabon les trésors de Marie-Thérèse Petit
A droite, Marie-Thérèse Petit. Photographie non datée confiée par la famille. A gauche, des pièces de sa collection

« Ce ne sont donc pas de simples objets d’art, mais des objets de vie, des liens séculaires avec nos ancêtres. […] Leur juste place est ailleurs : là où elles sont nées, là où elles ont pris sens, là où elles continuent de représenter une part importante de notre patrimoine culturel. »

Ces quelques mots prononcés par Bernice Abegue Owono au musée d’Aquitaine, ce lundi 1er juin, étaient teintés d’émotion et de fierté. L’ambassadrice, déléguée permanente du Gabon auprès de l’Unesco, venue à Bordeaux avec une délégation diplomatique et culturelle, a témoigné de l’intensité du moment : « Je n’ai jamais vu ça. C’est un jour historique. »

Ce qui se joue ce jour-là dans le musée d’Aquitaine n’a évidemment rien d’un événement improvisé. C’est l’aboutissement d’un long enchaînement scientifique, politique et administratif, entamé par un message reçu trois ans plus tôt.

Lisez la suite pour 1€

En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.

Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?

Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89 Bordeaux. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.

Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Bordeaux d’un média critique des pouvoirs, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.

Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.

Je m’abonne 

Abonnez-vous maintenant pour suivre l’actualité locale.

Déjà abonné⋅e ?

Connectez-vous

#Colonialisme

Activez les notifications pour être alerté des nouveaux articles publiés en lien avec ce sujet.

Voir tous les articles

À lire ensuite


« Blackground, Murmures des Mornes » : un parcours d’expositions pour remonter les mémoires esclavagistes enfouies à Bordeaux

Photo : WS/Rue89 Bordeaux

Loi pour la restitution d’œuvres spoliées : au musée d’Aquitaine, l’enquête sur les provenances trouve un cadre

Photo : WS/Rue89 Bordeaux

Partager
Plus d'options