« On ne faisait plus partie de cette politique de santé avec l’ARS au niveau départemental. Ils ont fait d’autres choix », cingle Annie Carraretto, présidente du Planning familial Gironde qui a tenu une conférence de presse ce lundi 22 juin, après l’annonce de la suppression de la subvention de l’ARS Nouvelle-Aquitaine à son association. Celle-ci suscite depuis son annonce vendredi dernier de vives réactions. Une pétition a été lancée qui a réuni en trois jours plus de 50000 signatures.
La subvention historique de 160 000 euros que versait l’ARS au Planning familial 33 ne sera pas reconduite en 2026, alors que l’année est déjà largement entamée. La structure qui emploie dix salariés, soit 7,4 équivalents temps plein, voit s’envoler près de 32 % de son budget. Selon la direction, ce manque pourrait entraîner la suppression de quatre postes et remettre en cause une large partie des permanences d’accueil, des interventions de prévention et des actions conduites auprès des publics les plus éloignés du système de santé, notamment en milieu rural.
L’association raconte avoir engagé, fin 2025, et pour anticiper les difficultés rencontrées sur l’exercice 2024-2025, plusieurs réunions de préparation avec les services départementaux de l’ARS pour construire son budget 2026.
« On nous a précisé que le Planning était un partenaire historique et incontournable en politique de santé sexuelle sur le département, qu’il n’y avait aucun souci avec notre subvention et qu’on l’aurait en 2026 », affirme sa présidente.

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