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Le castor d’Europe fait son retour en Gironde après un siècle d’absence

Après plusieurs mois de prospection, l’Office français de la biodiversité a confirmé la présence de l’espèce à Blanquefort. Une découverte qui s’inscrit dans le lent mouvement de recolonisation naturelle engagé depuis plusieurs décennies le long de la Garonne.

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Le castor d’Europe fait son retour en Gironde après un siècle d’absence

Le castor d’Europe est officiellement de retour en Gironde. L’Office français de la biodiversité (OFB) a confirmé dans un communiqué, ce jeudi 18 juin, la présence du plus grand rongeur d’Europe dans le département après plusieurs opérations de prospection menées à Blanquefort. Une découverte qui marque une nouvelle étape dans la recolonisation naturelle de l’espèce, disparue de la quasi-totalité du territoire français au début du XXe siècle.

Le signalement a été donné par un habitant de la métropole bordelaise qui a transmis en janvier dernier des photographies attestant de l’activité du ou des castors. Ce qui a conduit les agents du service départemental de l’OFB à se rendre sur place pour rechercher des indices. Les investigations ont finalement permis de confirmer la présence de l’animal sur la commune de Blanquefort.

Le retour d’une espèce

Autrefois, l’espèce était présente dans la plupart des cours d’eau français. Mais la chasse intensive et les aménagements des milieux aquatiques avaient entraîné son effondrement. La protection du castor, instaurée en 1968, ainsi que plusieurs programmes de réintroduction, ont ensuite permis son retour progressif dans de nombreux bassins versants français.

Selon l’OFB, la recolonisation observée aujourd’hui en Gironde s’inscrit dans cette dynamique. Depuis plusieurs années, l’espèce progresse naturellement le long de la Garonne, aussi bien vers l’amont que vers l’aval, après avoir regagné plusieurs bassins hydrographiques du Sud-Ouest.

Réseau Castor

Les investigations ne font toutefois que commencer. L’OFB va désormais déployer des protocoles de suivi dans le cadre du « Réseau Castor », qui réunit plusieurs acteurs spécialisés. L’objectif est de déterminer s’il s’agit d’un individu isolé ou d’une population en cours d’installation, mais aussi d’identifier son origine, son sexe et de suivre son évolution.

Chargé par le ministère de l’Environnement d’assurer le suivi national de l’espèce depuis 1987, l’Office français de la biodiversité va donc poursuivre ses prospections avec ses partenaires afin de documenter l’installation de ce nouvel habitant des cours d’eau girondins.

Le castor, capable de transformer les écosystèmes grâce à ses barrages et à ses aménagements des berges, se distingue du ragondin – espèce envahissante – par une taille et un poids plus importants, par de plus petites oreilles, et surtout par sa queue large, plate et écailleuse.


#Biodiversité

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