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Le père d’un sans-abri décédé obtient une forte réduction de sa dette au CHU Bordeaux

Quatre mois après avoir appris le décès de son fils sans domicile fixe, retrouvé mort près de Bordeaux, Laurent Simon avait reçu une facture de 3900 euros pour les frais de conservation du corps. Après plusieurs mois de contestation et une mobilisation syndicale au sein du CHU de Bordeaux, la somme réclamée a finalement été fortement réduite.

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Le père d’un sans-abri décédé obtient une forte réduction de sa dette au CHU Bordeaux
Le CHU de Bordeaux (WS/Rue89 Bordeaux)

L’affaire avait suscité émotion et incompréhension. Après plusieurs mois de contestation, Laurent Simon, habitant de Saint-Maurice-Colombier dans le Doubs, a obtenu une réduction importante de la facture que lui réclamait le CHU de Bordeaux pour la conservation du corps de son fils décédé.

Comme l’a révélé ICI Belfort-Montbéliard, une information confirmée par l’établissement hospitalier à Rue89 Bordeaux, le CHU a décidé de prendre en charge, avec le tribunal de Bordeaux, une partie des frais liés à la conservation du corps d’Ange Simon, 39 ans, mort en avril 2025 près de Bordeaux. Le père devra finalement s’acquitter de 1074,50 euros, contre les 3898,90 euros qui lui étaient initialement demandés depuis octobre 2025.

« Bien sûr que ça me soulage, confie Laurent Simon à Rue89 Bordeaux. Mais ça ne me dit pas pourquoi mon fils est resté aussi longtemps à la morgue. »

Une double peine

Le corps d’Ange Simon, sans domicile fixe, avait été découvert dans une voiture stationnée sur un parking de Bouliac, en Gironde. Laurent Simon n’avait appris son décès que quatre mois plus tard. Entre-temps, la dépouille avait été conservée à la chambre funéraire du CHU de Bordeaux.

Selon son témoignage, l’hôpital l’avait alors informé que le corps de son fils était sur le point d’être inhumé dans le carré réservé aux personnes sans ressources du cimetière municipal. Peu après, il avait reçu une facture de plusieurs milliers d’euros correspondant aux frais de conservation du défunt.

Cette situation avait plongé le père dans un profond désarroi. Estimant n’avoir aucune responsabilité dans cette accumulation de frais, il contestait depuis plusieurs mois la somme qui lui était réclamée.

Une mobilisation syndicale

L’affaire avait également suscité une mobilisation au sein même de l’hôpital bordelais. En mars dernier, le syndicat SUD Santé Sociaux du CHU avait lancé une cagnotte en ligne afin d’aider Laurent Simon à faire face aux frais demandés. Cette collecte a permis de réunir 1 020 euros, soit une somme couvrant quasiment l’intégralité du reste à charge désormais réclamé au père de famille.

À l’annonce de l’allègement de la facture, Franck Olivier, co-secrétaire du syndicat, s’est félicité de l’issue du dossier. « On est soulagés et surtout contents pour Monsieur Simon, qui va enfin pouvoir sortir de l’impasse dans laquelle il était », a-t-il réagi auprès d’ICI Belfort-Montbéliard.

La décision met fin à plusieurs mois de démarches et à un épisode particulièrement douloureux pour Laurent Simon, confronté à la fois à la perte de son fils et à une facture qu’il jugeait injuste. Il précise par ailleurs n’avoir reçu aucune suite pour une autre facture de 100 euros éditée par le Centre hospitalier de Cadillac en février dernier.


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Photo : SB/Rue89 Bordeaux

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