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Ses finances dans le rouge, Bordeaux Métropole cherche « le chemin du sursaut collectif »

L’audit des finances prédit une trajectoire « intenable » pour Bordeaux Métropole, selon son nouveau président. Thomas Cazenave a présenté ses conclusions au conseil de métropole ce vendredi 26 juin, où les causes de cette dégradation ont fait l’objet d’interprétations divergentes. Il a voté un budget simplifié prévoyant des économies, dont l’arrêt des projets de téléphérique et de l’aménagement des allées de Tourny.

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Ses finances dans le rouge, Bordeaux Métropole cherche « le chemin du sursaut collectif »
Thomas Cazenave à l’écoute de Christine Bost, ex présidente de la Métropole, lors du débat sur l’audit de la collecivité

Depuis 2020, la dette de Bordeaux Métropole est passée de 900 millions d’euros à 2 milliards. Ce n’est pas un scoop, cette explosion de l’endettement avait été actée et assumée par la précédente mandature. Mais l’audit commandé à EY (Ernst&Young), qui s’était aussi penché sur les finances de la Ville de Bordeaux, prédit une aggravation de cet endettement à 2,35 milliards fin 2026, et une mise sous tutelle de l’Etat imminente, à l’horizon 2028, si cette trajectoire « intenable » n’est pas corrigée, estime Thomas Cazenave.

Le nouveau président de Bordeaux Métropole, qui rappelle le courrier alerte des services de l’Etat, et son vice-président en charge des finances, Emmanuel Sallaberry, s’inquiètent en effet d’une « dégradation continue » des indicateurs. En particulier de l’épargne nette, devenue négative, et de la capacité de désendettement de la collectivité, passée depuis 2023 de 7,4 à 12,3 ans cette année, au-delà du plafond fixé par l’Etat.

Une « métropole imprudente »

L’exécutif attribue cette dérive à une forte augmentation (+11%) des dépenses de fonctionnement, non compensées par les recettes, dont 40% liée à l’augmentation des effectifs (600 équivalent temps plein en 5 ans). Or, « la métropole n’a pas pris de compétences supplémentaires » sur cette dernière période, pointe Emmanuel Sallaberry, qui s’étonne d’un recours tout de même important à des prestataires extérieurs – 40 millions d’euros par an pour des assistances à maîtrise d’ouvrage (AMO).

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