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Un Girondin sur deux n’est pas né en Gironde

Conséquence de la forte attractivité du département : sur 1,65 million de Girondins, près de la moitié sont nés ailleurs, dont un cinquième en Nouvelle-Aquitaine, et presque autant d’Ile-de-France et de l’étranger.

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Un Girondin sur deux n’est pas né en Gironde
Vue sur Bordeaux

Attention, panique morale : la Gironde est en voie de grand-remplacement. Parmi les 1 655 000 habitants recensés en 2021 dans le département, seulement 828 000 y sont nés, indique l’a’urba dans une nouvelle publication.

« Parmi eux, on trouve un cinquième de néo-Aquitains et presque autant de personnes issues de l’étranger et de Franciliens, le reste étant né dans un autre département français, résume l’agence d’urbanisme de l’agglomération bordelaise. De ce fait, de 20 à 84 ans, on rencontre plus de néo-Girondins que de Girondins de naissance. »

Pas d’invasion parisienne

827 000 néo-girondins sont en effet des migrants en provenance de contrées comme la Dordogne (près de 30000 personnes), le Lot-et-Garonne (près de 27000), la Charente-Maritime (26000) ou encore les Pyrénées-Atlantique (24427). Ainsi, 171 724 néo-girondins sont natifs de Nouvelle-Aquitaine, contre 156 660 d’Île-de-France. Cela relativise le cliché d’une invasion parisienne, même si 46285 habitants du département sont effectivement nés dans la capitale.

Plus du tiers des néo-girondins – 314 352 personnes – viennent de toutes les autres régions de France, notamment des Hauts-de-France, de la Normandie ou des Pays-de-la-Loire. Enfin, 174 210 Girondins sont nés à l’étranger (sans que leurs pays origines ne soit précisés), soit 10,5% des habitants.

Ces chiffres confirment l’attractivité du département, qui accueille environ 20 000 nouveaux habitants par an depuis une quinzaine d’années. Si beaucoup de Girondins migrent aussi, poursuit l’agence, « il y a 2,4 fois moins de départs que d’entrées dans le département » :

« Les départs (c’est-à-dire les personnes nées en Gironde mais résidant dans un autre département) sont réalisés au profit des départements limitrophes, mais également, dans une moindre mesure, la Haute-Garonne, le littoral méditerranéen et l’Île-de-France. »

Plus souvent cadres, étudiants pour professions intermédiaires

Ainsi, 137 864 habitants de la région Nouvelle-Aquitaine sont nés en Gironde, ce qui est le cas pour seulement 49775 habitants d’Île-de-France. 146 691 personnes originaires de Gironde ont déménagé dans une autre région française, tandis que le nombre de girondins expatriés à l’étranger est inconnu.

La publication de l’a’urba s’intéresse aussi au profil des néo-girondins, « plus fréquemment cadres [15,5% des entrants, pour 7,7% des “natifs”, mais aussi 17,4% des sortants, NDLR], étudiants (5,5% des entrants, 1 point de plus que les Girondins nés en Gironde et 2 de plus que les sortants), professions intermédiaires ».

Ils disposent en outre plus souvent d’un diplôme supérieur que les personnes nées en Gironde (45,9% contre 28,4%), ce qui correspond aux caractéristiques des gens mobiles – 44,3% des Girondins « sortants » ont ainsi un diplôme post-bac. Enfin, ils sont aussi plus fréquemment locataires (et plutôt du parc privé) que propriétaires.


#Gironde

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