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Ce que révèle (ou pas) l’enquête publique sur l’entrepôt logistique XXL à Belin-Béliet

Parking prévu pour 4 voitures par personne, « oubli » du projet de création dans le secteur d’une réserve naturelle régionale, zones de compensation déjà classées Natura 2000, inconnue majeure sur l’utilisation finale du site ou sur l’impact sur la Leyre… La consultation publique sur le projet de plateforme logistique géante en Gironde, qui s’est clôturée ce mercredi 22 juillet, a mis en lumière d’inquiétantes incongruités dans le projet du promoteur PRD.

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Ce que révèle (ou pas) l’enquête publique sur l’entrepôt logistique XXL à Belin-Béliet
Illustration du projet de plateforme logistique de PRD à Belin-Béliet

« Après 3 canicules et peut-être bientôt une quatrième il est inconcevable de vouloir artificialiser 15 hectares de zones forestières et humides pour construire un entrepôt qui servira essentiellement à vendre les produits Temu, Shein ou Aliexpress. »

Cet avis de Véronique, habitante de Belin-Béliet, résume la teneur des quelques 500 contributions déposées sur le Registre numérique, dans leur écrasante majorité défavorables au projet de plateforme logistique à Belin-Béliet. Clôturée ce mercredi 22 juillet à 23h59, cette consultation s’inscrivait dans l’enquête publique sur les demandes d’autorisation environnementale sollicitées par la société PRD (Percier Réalisation et Développement), promoteur immobilier spécialisé dans les plateformes logistiques et industrielles.

Lancé en 2019, ce vieux projet prévoit la construction d’un entrepôt géant, un investissement de 50 millions d’euros dans la zone d’activité Sylva 21, près de l’autoroute A63 Bordeaux-Espagne. Dans sa seconde version soumise à l’enquête publique, il a été légèrement revu à la baisse – « la surface du terrain a été réduite de 22 % et l’emprise du bâtiment de 27 % », indiquait un de ses responsables lors de la première réunion publique, le 29 avril dernier.

Un projet de 15 hectares

Le projet, poussé par la Communauté de communes du Val de l’Eyre (Belin-Béliet, Salles, Le Barp…), qui a vendu les terrains et ouvert le secteur à l’urbanisation en 2022, n’en demeure pas moins colossal : ce pôle logistique occupera une superficie totale de 149 366 m² (soit près de 15 hectares), dont environ 53 500 m² pour les bâtiments (en 7 cellules de près de 6000 m² chacune et de 14,40 mètres de haut) et 21 636 m² de voiries et stationnement.

L’essentiel de cet espace, actuellement une zone naturelle, sera artificialisé, et quasi intégralement défriché au titre de la prévention du risque incendie. Cela contrevient au Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), qui « privilégie l’implantation des plateformes logistiques sur des friches déjà artificialisées ou à proximité d’infrastructures ferroviaires permettant de limiter le recours au transport routier ».

Et cela a récemment motivé les avis défavorables des différentes autorités compétentes en amont de l’enquête publique, notamment du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE), du Parc naturel régional des Landes de Gascogne (PNRLG) – au cœur duquel se trouverait le pôle logistique –, et de la Commission locale de l’eau (CLE SAGE).

« Le secteur retenu concentre de forts enjeux environnementaux (zones humides, espèces protégées dont le papillon Fadet des Laîches à fort enjeu de conservation) donnant lieu à la mise en œuvre de mesures de compensations importantes sur une surface de 68 ha », relève par exemple l’Autorité environnementale, rappelant que le site se trouve à 1 kilomètre de la zone Natura 2000 des vallées de la Grande et de la Petite Leyre.

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