Alors qu’une nouvelle vague de chaleur touche la France début juillet, les élevages français commencent à peine à évaluer les pertes de la canicule de juin. Interrogée mardi 7 juillet au Sénat, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a indiqué que 9 127 tonnes d’animaux morts, principalement des volailles, avaient été prises en charge par l’État.
Si ce chiffre ne représente que 1% de la production annuelle nationale de la filière élevage – toujours selon la ministre –, il n’en reste pas moins exceptionnel comparé aux épisodes caniculaires des dernières années. Une première depuis la canicule de 2003, les services de l’État ont autorisé, dans certains départements, l’enfouissement exceptionnel des animaux morts directement dans les élevages, face à l’afflux de carcasses et à la saturation des capacités d’équarrissage.
Deux tiers des pertes nationales ont été enregistrées en Bretagne, connue pour ses nombreux élevages intensifs de porc et de volailles très sensibles aux températures élevées. Malgré de fortes contraintes liées à la chaleur, les élevages girondins ont relativement bien survécu à la canicule grâce à leur taille et des solutions de circonstance.

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