Média local avec zéro milliardaire dedans

Feux d’artifice : « L’adaptation à l’environnement passera davantage par l’organisation des spectacles que par une révolution technique »

Le feu d’artifice est-il condamné par le changement climatique ? Pour Pascal Ducos, artificier et fondateur de la compagnie girondine Silex!, la réponse est non. Mais la profession devra profondément repenser ses pratiques, des périodes de tir aux formats des spectacles, pour continuer à faire vivre cet art populaire. Il livre sa vision d’un métier en pleine transformation.

,
Édition abonnés
Feux d’artifice : « L’adaptation à l’environnement passera davantage par l’organisation des spectacles que par une révolution technique »
Spectacle pyrotechnique de la compagnie Silex!

DJ devenu artificier, Pascal Ducos est aujourd’hui l’une des figures reconnues de la pyrotechnie française. Depuis plus de trente ans, il imagine des spectacles où le feu dialogue avec la musique, la danse, le cirque ou les arts de la rue.

Après avoir participé aux plus grands rendez-vous pyrotechniques au sein de l’entreprise Fêtes & Feux, en France comme à l’international, il a fondé en Gironde la compagnie Silex!, avec laquelle il développe une approche plus artistique et scénarisée de l’artifice.

Metteur en scène et formateur, il défend un spectacle de proximité où la pyrotechnie devient un véritable langage artistique. À l’heure où les canicules, les préoccupations environnementales et l’essor des spectacles de drones interrogent l’avenir de la profession, il livre sa vision d’un métier en pleine mutation.

Spectacle pyrotechnique de la compagnie Silex! Photo : DR

Rue89 Bordeaux : Comment êtes-vous devenu artificier ?

Pascal Ducos : Je n’étais pas quelqu’un de particulièrement passionné par les feux d’artifice. Adolescent puis jeune adulte, j’étais DJ. Ce sont mes amis qui étaient fascinés par la pyrotechnie et, moi, je passais la musique pendant leurs spectacles. Un soir, j’ai eu une véritable révélation : j’ai compris que les émotions que j’essayais de transmettre avec la musique étaient décuplées par les artifices. C’est ce mélange qui m’a donné envie d’en faire mon métier.

La musique est donc indissociable de votre travail ?

Oui. On peut faire un feu sans musique, mais ce qui fait ma manière de travailler, c’est justement cette rencontre entre les émotions de la musique et celles de la lumière. Je viens de cet univers-là.

Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous

Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Abonnez-vous
Abonnez-vous maintenant pour suivre l’actualité locale.

Déjà abonné⋅e ?

Connectez-vous

#Environnement

Activez les notifications pour être alerté des nouveaux articles publiés en lien avec ce sujet.

Voir tous les articles

Autres mots-clés :

À lire ensuite


EMME : les opposants au projet essaient de se faire entendre du conseil de Bordeaux Métropole

Photo : MB/Rue89 Bordeaux

L’anguille européenne en péril : la France nage à contre-courant et veut maintenir sa pêche

Photo : cc/Wikimedia Commons/Jean-Pierre Bazard

Des « polluants éternels » découverts sur un ancien site industriel à Izon, des mesures de précaution prises

Photo : IPAC

Partager
Plus d'options