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Les Girondins sont-ils suffisamment informés de la qualité de l’air et des risques liés aux fumées ?

Alors que les feux qui ont ravagé le nord du bassin d’Arcachon et le Médoc ont exposé des centaines de milliers d’habitants aux fumées, Génération Écologie Gironde déplore que toutes les informations ne soient pas disponibles sur les risques sanitaires. Atmo Nouvelle-Aquitaine défend, elle, la transparence de ses données. Au cœur du débat : la mesure des particules fines, notamment les PM2,5, et la manière d’informer les populations.

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Les Girondins sont-ils suffisamment informés de la qualité de l’air et des risques liés aux fumées ?
Flammes et fumées, même danger

« Les flammes tuent, les fumées aussi. » Dans son communiqué publié le 29 juillet, Génération Écologie Gironde s’interroge sur la gestion de l’information sanitaire pendant les incendies qui frappent la Gironde depuis plusieurs jours. Le mouvement écologiste estime que les populations n’ont pas reçu une information suffisamment complète sur la toxicité des fumées issues des méga-feux.

« La transparence de l’information vis-à-vis de nos concitoyennes et concitoyens est un enjeu démocratique incontournable », écrit le mouvement, qui demande que les habitants puissent prendre leurs décisions « en toute connaissance de cause ».

« Si l’ordre public est un impératif, tout comme le respect des consignes sanitaires, il ne peut s’abstraire de la diffusion de l’ensemble des informations scientifiques validées, en l’état, et portées à notre connaissance. Trop de crises sanitaires ont omis ce principe fondamental avec, à moyen ou long terme, les effets délétères et irréversibles auxquels nous avons dû faire face en matière de santé publique », peut-on lire.

Une communication qui intervient alors que, comme le confirme Atmo Nouvelle-Aquitaine, les incendies en Gironde et dans les Landes ont entraîné une forte dégradation de la qualité de l’air, avec une augmentation des concentrations de particules transportées par les fumées. Mais pour Génération Écologie, cette surveillance ne suffit pas à rendre compte de l’ensemble des risques liés aux fumées d’incendie.

« On se focalise beaucoup sur les PM10, mais les incendies produisent aussi des particules beaucoup plus fines, les PM2,5, – 30 fois plus petites qu’un cheveu – ainsi que toute une série de composés toxiques », alerte Anne-Laure Bedu, chargée des relations avec les partenaires sociaux et de la santé environnementale de Génération Écologie et également conseillère régionale de Gironde.

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