La loi d’urgence agricole, qui prévoit notamment la réintroduction de pesticides auparavant interdits en France, dont l’acétamipride, un insecticide neurotoxique, revient cette semaine à l’Assemblée nationale, puis ce mardi 21 juillet au Sénat. Prises sous la pression de certains syndicats agricoles et industriels, ces mesures percutent les inquiétudes de citoyens quant aux risques liés aux produits phytosanitaires.
Selon une récente enquête du journal Le Monde qui a recensé l’exposition des écoles aux pesticides, la Gironde est ainsi le département le plus touché en raison de son territoire très viticole : sur les 500 établissements les plus à risque en France, plus d’une centaine sont girondins.
Parents d’élèves et associations de défense de la santé et de l’environnement tentent donc de sonner le tocsin, notamment lors de réunions publiques, dernièrement à Bègles et à Saint-Médard-d’Eyrans, initiées par Alerte Pesticides. Cette association est née suite à l’affaire de Villeneuve-de-Blaye, lorsque la pulvérisation de pesticides aux abords de l’école avait provoqué en mai 2014, des malaises chez une vingtaine d’écoliers et une institutrice.
« On se demande comment protéger nos enfants »
Ce 16 juin, une quarantaine de personnes participent à la réunion à Bègles, organisée en partenariat avec la FCPE de la Gironde, Cancers Colère, Alerte médicale sur les pesticides et perturbateurs endocriniens (AMLP), et Secrets Toxiques. Beaucoup de parents inquiets et curieux, des riverains, des viticulteurs et des représentants d’organismes comme la chambre d’agriculture ou le CIVB sont présents.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89 Bordeaux. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Bordeaux d’un média critique des pouvoirs, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous

Chargement des commentaires…