Le rapport de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) n’aura pas tardé à produire ses premiers effets. Un mois après sa publication, plusieurs organisations demandent à la justice de faire appliquer en urgence ses recommandations.
Celles-ci ont récemment été publiées au Journal officiel, une procédure exceptionnelle qui pour Me Marilou Séval, du Syndicat des avocats de France (SAF), démontre à elle seule la gravité de la situation, « la CGLPL ne publiant pas des recommandations en urgence pour chaque établissement qu’elle contrôle ».
Une situation qui s’est encore dégradée
Aussi, le SAF, le barreau de Bordeaux, l’Observatoire international des prisons (OIP), l’Association de défense des droits des détenus (A3D) ont-ils déposé un référé-liberté devant le tribunal administratif de Bordeaux, qui l’a examiné ce jeudi 16 juillet. Ils lui demandent d’imposer au ministère de la Justice des mesures d’urgence pour faire cesser les atteintes aux droits fondamentaux des personnes détenues au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan.
Ce dernier connaît une situation de « surpopulation extrême » qui affecte l’ensemble des conditions de détention – 1188 personnes étaient détenues pour 622 places, soit un taux d’occupation global de 191%, jusqu’à 249% dans certains quartiers de la maison d’arrêt des hommes. Plus de 200 détenus dormaient sur des matelas au sol lors du contrôle de la CGLPL.
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