Média local avec zéro milliardaire dedans

En Gironde, la sécheresse met les rivières à sec et la ressource en eau sous tension

Alors que quatre bassins versants de Gironde sont placés en « état de crise » face à la sécheresse, les restrictions d’usage de l’eau se multiplient. Mais derrière les arrêtés préfectoraux, ce sont surtout les rivières qui témoignent de la tension grandissante sur la ressource : plusieurs cours d’eau sont déjà à sec, fragilisant les écosystèmes et posant la question de l’adaptation du territoire face à des épisodes de sécheresse de plus en plus précoces.

,
Édition abonnés
Rivière du Moron assec

Depuis le 2 juillet dernier, le bassin versant du Moron et de la Virvée, deux affluents de la Dordogne, est placé en « état de crise » par la préfecture de la Gironde. Il s’agit du niveau de restriction le plus élevé en période de sécheresse. Derrière les interdictions d’usage de l’eau, une réalité s’impose sur le terrain : certains cours d’eau ont déjà disparu sous l’effet du manque de pluie.

« On a fait face à une surconsommation ponctuelle due à la canicule. Les gens consomment beaucoup plus d’eau qu’en temps normal, c’est évident. Dès le mois de mai, on a dépassé notre quota journalier alors qu’avant ça arrivait fin juillet », analyse Christophe Martial, président du Syndicat des eaux du Cubzadais-Fronsadais, à propos du pompage d’eau potable dans le secteur de Saint-André-de-Cubzac.

Chaque année, la préfecture de Gironde fixe en effet des quotas de prélèvement aux différents syndicats du département. L’objectif est de préserver la ressource en eau, majoritairement issue des « nappes profondes » situées à plusieurs centaines de mètres sous terre et partagées par de larges territoires.

Chaque point de pompage dispose ainsi d’un volume maximal autorisé. Pour les deux nappes exploitées par le Syndicat des eaux du Cubzadais-Fronsadais, ce quota s’élève à un peu plus de 4 millions de mètres cubes d’eau potable par an.

Carte des territoires touchés par les restrictions d’eau le 16 juillet 2026. Photo : Préfecture de la Gironde

Lisez la suite pour 1€

En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.

Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?

Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89 Bordeaux. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.

Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Bordeaux d’un média critique des pouvoirs, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.

Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.

Je m’abonne 

Abonnez-vous maintenant pour suivre l’actualité locale.

Déjà abonné⋅e ?

Connectez-vous

#Sécheresse

Activez les notifications pour être alerté des nouveaux articles publiés en lien avec ce sujet.

Voir tous les articles

Autres mots-clés :

Partager
Plus d'options