Quand Gérard Lopez débarque à Bordeaux à l’été 2021 après une expérience mitigée à Lille [voir encadré], les Girondins, vendus trois ans auparavant par M6, sont déjà un club malade. L’ère des fonds d’investissement General American Capital Partners (GACP) et King Street, laisse derrière elle une situation financière très dégradée.
En juillet 2021, les dettes dépassent les 100 millions d’euros selon les chiffres rappelés par Gérard Lopez, qui affirme alors que le club a accumulé 67 millions d’euros de pertes sur sa dernière saison en Ligue 1. Le nouvel actionnaire n’arrive donc pas dans un club sain, mais avec une promesse : sauver les Girondins et leur permettre de retrouver rapidement les sommets.
Cinq ans plus tard, le club est menacé de liquidation judiciaire et, après avoir perdu son statut professionnel, pourrait évoluer en Régional 1. Entre les deux, il y a eu une relégation sportive, une rétrogradation administrative, un redressement judiciaire et des dizaines de millions d’euros de dettes restructurées. Mais surtout, une série de choix dont la cohérence est aujourd’hui largement remise en question.
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