C’est la rumeur qui empoisonne l’après incendie de Saumos, à l’origine des sifflets ayant accompagné la récentes visite du premier ministre au Porge, poussant ce dernier à promettre une totale transparence sur le déroulé des opérations. Aussi Marc Vermeulen, contrôleur général du SDIS (services départemental d’incendie et de secours) l’a-t-il à nouveau rapidement l’infirmée ce mardi 25 août, avec « un maître mot, la transparence » :
« La commune du Porge n’a pas été abandonnée, affirme le chef des pompiers de la Gironde. Il y a eu une montée en puissance du dispositif, avec différentes phases et différents moyens en fonction de l’intensité du feu. »
« Épicentre du phénomène »
Des graphiques présentés aux élus locaux à la préfecture de la Gironde, puis aux médias, illustrent ainsi que la défense du Porge n’a pas été délaissée au profit de celle de Lège-Cap-Ferret. Le 22 juillet à 20h, huit heures après le départ du feu, 72 engins incendie sont déployés au Porge, aucun à Lège.

Alors que les flammes se rapprochent de la presqu’île, le dispositif s’accroit le lendemain matin pour protéger celle-ci, avec à midi 75 engins contre 113 au Porge. Ce n’est que le 23 juillet à 18h que les moyens sont plus importants à Lège (101 engins contre 99). Dans cette journée du jeudi, la surface détruite était passée de 1900 hectares à 5000, et l’incendie devenu « un mégafeu, avec presque 12000 hectares brûlés le vendredi à 10h », poursuit le chef des pompiers de Gironde.
Et Le Porge, poursuit-il, est « l’épicentre du phénomène » : « Le feu y est passé 3 fois », brûlant jusqu’à 150 maisons le vendredi, lors de la création du premier pyrocumulonimbus, l’orage de feu. « Une bascule dans l’inconnu puisque l’incendie d’une puissance de 150 mégawattheures va brûler l’équivalant de 70 terrains de rugby à la minute » lors de cette journée du 24 juillet. Un « couloir d’avalanche » qui s’est dirigé vers l’est, poussant à l’évacuation des communes au sud ouest de l’agglomération bordelaise.
Les moyens ont alors progressivement à nouveau augmenté au Porge, avec 109 engins le vendredi à minuit, 148 à 6h, et 173 à midi, pic du dispositif. A Lège, ils sont aux mêmes heures 88, 142 et 140. Autre indicateur de la présence équilibrée des secours, les bâtiments exposés au feu et les secteurs défendus ont représenté 1533 bâtiments de plus de 20m2 au Porge, et 1345 à Lège.
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