La base sous-marine de Bacalan est le vestige le plus spectaculaire de l’Occupation allemande à Bordeaux. Mais sous les rues, les places, les jardins ou les bâtiments publics, une cinquantaine d’autres ouvrages subsistent encore.
Ici, un bunker est encore bien visible près de la gare Saint-Jean ; là, deux autres sommeillent sous les places des Quinconces et Pey-Berland, et même au musée d’Aquitaine où un bunker construit en 1943, d’environ 450 m², quasiment intact, demeure caché derrière une lourde porte blindée.
Base arrière du Mur de l’Atlantique
Pour comprendre l’histoire du réseau de bunkers local, il faut remonter à 1942. Bordeaux vit alors à l’heure allemande. Le 23 mars, le dirigeant nazi du Troisième Reich publie sa directive n° 40, qui ordonne le renforcement des défenses côtières dans les pays occupés. « À l’Ouest, Hitler a remplacé les hommes par du ciment », soulignait ainsi l’historien Robert Paxton.

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