Seulement 6 places à prendre, mais beaucoup de prétendants. Depuis quelques semaines, les candidats à la succession des sénatrices et sénateurs girondins sillonnent le département pour convaincre les 3745 grands électeurs – conseillers régionaux, départements, et surtout les très nombreux conseillers municipaux, pour beaucoup sans étiquette, qui participeront au renouvellement pour moitié de la Chambre haute.
Quoi qu’il arrive, au moins la moitié du contingent de Gironde qui entrera au Palais du Luxembourg sera constituée de nouveaux visages : Florence Lassarade (Les Républicains), Laurence Harribey (Parti socialiste) et Monique de Marco (les Ecologistes) ne se représentent pas. Une inconnue demeure sur la candidature d’un autre sortant, Alain Cazabonne, dont le Modem, son parti, n’a pas rejoint la liste « Résolument Girondin ».
Un « bloc central » favori
Cette coalition du « bloc central », conduite par la sénatrice sortante (Parti Radical) Nathalie Delattre, est favorite de l’élection. Forte des municipalités remportées par la droite et le centre aux dernières élections (Bordeaux, Bègles, Le Haillan, Parempuyre…), et donc des effectifs de grands électeurs ainsi étoffés, elle est assurée de conserver ses trois sièges.
L’ex ministre du tourisme et éphémère candidate à la mairie de Bordeaux est donc tête de liste, et son N°2 Jacques Breillat, maire de Castillon-la-Bataille et président du groupe d’opposition Gironde Avenir au Département. Ex LR passé chez Horizons, le mouvement d’Edouard Philippe, il devrait obtenir son premier mandat parlementaire, tout comme Géraldine Amouroux (Les Républicains).
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