Le 6 octobre 2025 s’est rejoué dans de nombreux esprits, encore sous le choc des insultes racistes, sexistes et homophobes proférées par le patron du Régent contre ses employés. La différence est que leur auteur était absent, pour des raisons médicales, à l’audience ce lundi 7 septembre 2026 au Tribunal judiciaire de Bordeaux. Les plaignants et plaignantes attendaient pourtant ce jour pour se libérer d’un poids :
« Depuis quasiment un an maintenant. On a hâte. On a hâte que ça commence et surtout hâte que ça se termine, martèle Xavier, chef de salle. On a vraiment besoin de mettre un point final en fait à tout ça. »
Comme beaucoup d’employés, Xavier a quitté l’établissement. « On ne se sentait pas de rester », poursuit-il. Certains ont d’ailleurs préféré tourner définitivement la page : des 22 plaignants au départ, il en restait 12 à l’audience. Pourquoi ? « Un proverbe dit : “Quand l’argent parle, la vérité se tait” », répond Xavier, énigmatique. Il ajoute : « Il s’en est passé des choses depuis ».
Le café situé place de la Comédie à Bordeaux, propriété à l’époque de Stéphane Msika et Daniel Marion, a changé de mains. Le premier, qui s’était positionné en faveur des employés insultés, a vendu ses parts au deuxième, auteur de la saillie raciste, pour la coquette somme de 2,5 millions d’euros. Le Régent a ensuite été repris en location-gérance par le fils de Daniel Marion.

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