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Raffinerie EMME : ce permis de construire doublonné qui nourrit les doutes sur sa légalité

Le tribunal administratif de Bordeaux a examiné ce mercredi 2 septembre le référé-suspension contre le permis de construire de l’usine de conversion de nickel et de cobalt à Parempuyre et Blanquefort. Les requérants, parmi lesquels les mairies de Blanquefort et Saint-Louis-de-Montferrand, font valoir l’incompatibilité du projet avec les documents d’urbanisme, et dénoncent son découpage en deux permis différents, un par commune.

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Raffinerie EMME : ce permis de construire doublonné qui nourrit les doutes sur sa légalité
Le site du terminal de Grattequina imbibé d’eau l’hiver dernier

Un projet dit « d’intérêt national majeur » a-t-il pris quelques libertés avec les lois en vigueur ? C’est la délicate question que doit trancher le juge des référés, Manuel Vaquero. S’il répond par l’affirmative, il mettrait un coup d’arrêt à la raffinerie de nickel et de cobalt que la société EMME (electro mobility materials Europe) veut construire à Parempuyre et Blanquefort.

Cette dernière commune, Saint-Louis-de-Monferrand, située en face du site envisagé pour l’usine, ainsi que l’association de protection de l’environnement Sepanso, deux particuliers et deux SCI (sociétés civiles immobilières) avaient saisi le tribunal administratif de Bordeaux, qui les a entendu ce mercredi 2 septembre. Ils contestent le permis de construire autorisé le 8 juin dernier par la préfète de la Gironde.

Un chantier déjà commencé ?

Pour y faire droit, le juge doit d’abord constater l’urgence de la demande. Or Olivier Chambord, avocat des requérants, affirme que le chantier a déjà commencé, et que ceux-ci risquent de provoquer « des atteintes graves et irréversibles à la biodiversité ». Ces travaux sont attestés par la « présence d’engins de chantiers pour faire du remblai et des monticules de terre de manière impressionnante ».

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