« Une décision consternante ». Ainsi Laurent Stouffs qualifie-t-il la suppression de la voie réservée aux bus et aux vélos dans l’avenue Louis-Barthou, où il habite, afin de la remettre à double-sens pour les voitures. Cet avocat, qui fait « une affaire de principe » de contester cette mesure, a aussitôt adressé un recours gracieux au maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, pour lui demander de faire machine arrière. Une démarche qui n’a pas de portée juridique à ce stade, mais vise à « faire pression » sur la Ville.
« Revenir à l’ère Pompidou est extrêmement malvenu en terme de timing, alors que nous venons de vivre 5 semaines à 40 °C et que toute la Gironde a flambé, justifie-t-il. Si on est tous rationnellement pas capables de convenir qu’il faut limiter, et non augmenter l’usage de la voiture en ville, c’est désolant. »
Sans concertation
Alors que des travaux vont démarrer dès le 14 septembre, pour une entrée en vigueur fin octobre, « il est invraisemblable que les riverains aient été informés deux semaines avant par un mot dans la boîte aux lettres et n’aient pas pu donner leur avis », poursuit Laurent Stouffs. Cela entache, selon lui, cette décision d’un vice de forme, comme il l’indique dans son courrier au maire :
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