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6000 lycéens mobilisés en Gironde jeudi, des élèves élus reçus vendredi par les autorités

Après trois jours de mobilisation, le mouvement lycéen s’est étendu jeudi à l’ensemble de la Gironde. Selon la préfecture, environ 6 000 jeunes se sont mobilisés au plus fort de la journée et 18 lycées ont été fermés. 58 élèves élus aux Conseils de la vie lycéenne seront reçus au rectorat par la préfète, le recteur et le vice-président régional chargé de l’Éducation pour ouvrir un « espace de dialogue et de concertation ».

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6000 lycéens mobilisés en Gironde jeudi, des élèves élus reçus vendredi par les autorités
6000 jeunes ont été mobilisés au plus fort de la journée et 18 lycées ont été fermés

La mobilisation initiée mardi dans plusieurs lycées de la métropole bordelaise a pris de l’ampleur ce jeudi. Bordeaux, Lormont, Mérignac et Bègles ont notamment été concernés, ainsi que Libourne et Langon. Près de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été déployés, indique la préfecture.

La journée a aussi été émaillée de nombreux incidents. La préfecture fait état de « dégradations de biens publics et privés », de « jets de projectiles, de mortiers et de pavés » et d’intrusions dans des établissements scolaires.

Quatre lycéens ont été blessés. Deux enseignantes ont également été « prises à partie devant leur lycée », tandis que cinq policiers et un sapeur-pompier ont été blessés par des jets de projectiles. Vingt-neuf personnes ont été interpellées.

20 personnes en garde à vue

Depuis mardi, « 20 personnes ont été placées en garde à vue » selon le parquet, dont 18 mineurs âgés de 13 à 17 ans et deux majeurs. La majorité « n’était pas connue des services de justice jusqu’alors », précise-t-il.

Quatre mineurs ont déjà été déférés au parquet. Les enquêtes portent notamment sur des violences aggravées, des dégradations, des incendies et la « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de bien ».

Une enquête criminelle a notamment été ouverte après l’incendie survenu mardi rue Sainte-Catherine, à Bordeaux, au cours duquel un sapeur-pompier a été grièvement blessé. Il présente une incapacité totale de travail de 20 jours. Selon le parquet, les auteurs de cet incendie « encourent une peine de 20 ans de réclusion criminelle ».

Le parquet indique également que des moyens d’enquête « particulièrement conséquents » ont été mobilisés après des incendies ayant provoqué des destructions immobilières, pour un préjudice susceptible d’atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Un dialogue avec les lycéens vendredi

La préfète a réuni jeudi soir les maires de Gironde, avec le recteur de l’académie de Bordeaux, les deux procureurs de la République et le président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Ce vendredi à 11h, 58 élèves élus aux Conseils de la vie lycéenne seront reçus au rectorat par la préfète, le recteur et le vice-président régional chargé de l’Éducation. Une rencontre destinée, selon les autorités, à ouvrir un « espace de dialogue et de concertation ».

Dans 28 lycées, les dégradations ou les blocus ne permettent pas d’assurer l’accueil des élèves. Les établissements concernés poursuivront donc les enseignements à distance vendredi.


#Lycées

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