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LGV Bordeaux-Toulouse : la destruction de 1000 hectares de nature en jeu au tribunal administratif

Le tribunal administratif de Bordeaux a examiné ce jeudi 1er octobre deux requêtes en référé-suspension visant les travaux préparatoires de la LGV du sud ouest, l’une déposée par les associations opposées au projet, l’autre par le Syndicat des sylviculteurs du Sud Ouest. Ils veulent éviter le défrichement de 1000 hectares sur le tracé, et de réitérer le pataquès de l’A69.

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LGV Bordeaux-Toulouse : la destruction de 1000 hectares de nature en jeu au tribunal administratif
Le TGV Atlantique

« Le plus gros projet en France en terme d’impact environnemental vient d’être lancé, avec le défrichement de plus de 1000 hectares, dont la moitié de forêts et près de 300 ha de zones humides, affectant 8 sites Natura 2000 », affirme Jean Olivier à la barre du tribunal administratif de Bordeaux, ce jeudi 1er octobre.

C’est pour stopper le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse, en attendant une décision de justice au fond, que plusieurs associations (Sepanso, LGVEA…), représentées par le président des Amis de la Terre Midi-Pyrénées, demandent la suspension de l’arrêté préfectoral du 5 février 2026, autorisant la « libération des emprises ».

Irréversible

Pour SNCF Réseau et l’Etat, celle-ci doit permettre de réaliser des sondages géotechniques et des diagnostics archéologiques nécessaires à la finalisation des études préalables à la construction de la ligne. Mais d’après Jean Olivier, de telles opérations ne devaient impacter que 120 ha :

« Nous soutenons fermement le fait que ces défrichements sont démesurés, et le mot n’est pas de nous mais de l’Autorité environnementale, selon laquelle cela cachait une autorisation délivrée en avance de phase », sans que soit fourni un état initial complet des milieux traversés, et « des espèces protégées qui vont être détruites. […] Il est clairement dit qu’ils font quelque chose d’irréversible : préparer les emprises des travaux. »

Si l’arrêté a pris effet le 1er octobre, les coupes d’arbres ont déjà commencé depuis un mois, à la faveur d’un nouvel arrêté modificatif du 1er septembre (également contesté par les associations). Il y a donc bien urgence, une des conditions exigées par la justice administrative pour suspendre une décision, plaide Jean Olivier :

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